Mis en avant

Riao 2021

Les dossiers de candidature attendus dès maintenant

Patrice Tonakpon Toton, président de l’Association Katoulati et promoteur des Riao

Dans le cadre de la 8ème édition de la biennale des Rencontres Internationales des Arts de l’Oralité (Riao), le comité d’organisation et son directeur lancent un appel à candidature à l’endroit des acteurs de la scène de l’oralité, des porteurs de projet culturel et autres. La date limite de cet appel est prévue pour le 25 juillet 2020.

La 8ème édition des Riao se prépare. Cette nouvelle édition va se dérouler en novembre/ décembre 2021. Comme il est de coutume, cet événement réunit plusieurs pays du monde et se déroule au Bénin. Dans le but de mieux organiser les différentes activités, le comité dudit festival lance un appel à candidature international à l’endroit des acteurs culturels.

Cette édition est organisée conjointement avec les Associations Katoulati et Iminrio du Bénin, Téré Culture du Togo et en partenariat avec Katoulati-France et l’Amac qui lancent le présent appel à candidature.

Pour cet appel, il est demandé aux intéressants de déposer leur dossier de candidature au siège de l’Association à Zogohouè ou aux adresses suivantes : katoulati@gmail.com et riaobenin@gmail.com. Il est important de souligner que la candidature féminine est encouragée par les Riao car, la parité est recherchée dans la programmation. Les pièces pour le dossier à candidature sont à retrouver sur le site du festival.

L’une des missions des Riao est l’engagement citoyen par l’art. Cette 8ème édition est prévue pour se dérouler dans cinq villes, au moins, du Bénin. Le thème central est « Engagement citoyen par l’art : préservons les eaux et forêts pour un développement humain durable ». C’est une thématique qui veut mettre la notion de l’arbre et de l’eau au cœur des débats.

Objectifs des Riao

Affiche de l’appel à candidature des Riao 2021

Depuis sa première édition, les Riao s’affirment davantage comme un creuset où s’expriment diverses cultures à travers des créations contemporaines inspirées du patrimoine universel pour favoriser et promouvoir la cohésion sociale, le dialogue interculturel, la diversité culturelle et l’accès à la culture. Elles ont connu la participation de plusieurs artistes aux plans national et international depuis leur création et ont contribué à faire connaître des artistes de diverses origines et leurs produits. De même, elles consistent à mettre en réseau des artistes, des promoteurs d’espaces culturels et des opérateurs culturels. Les Riao contribuent, sans nul doute, à la professionnalisation des acteurs du secteur du conte et de l’oralité, à l’autonomisation des artistes, à la mobilité des artistes et à la diffusion de leurs œuvres. Cet événement constitue un levier du développement des arts de l’oralité, du patrimoine et du tourisme, et un moteur d’inclusion sociale et du développement humain durable à tous les niveaux sociaux.

Par Julien Tohoundjo

Soutien et solidarité des artistes plasticiens africains

Vente aux enchères d’une cinquantaine d’œuvres, ce 7 juillet

Abdoulaye Konaté, artiste plasticien malien

La Fondation pour le Développement de la Culture Contemporaine Africaine, organisatrice de l’exposition panafricaine itinérante “Prête-moi Ton Rêve” et L’African Culture Fund (Le Fonds Africain pour la Culture) organisent une vente aux enchères, mardi 7 juillet 2020, lors d’une séance à huis clos entre Paris et Casablanca, par les deux maisons de vente Cornette de Saint Cyr et La Marocaine des Arts, à partir de 18 heures. Cette vente fera objet d’une aide aux artistes africains contemporains pendant cette période qui est sévit par le Covid-19.

Les maisons de vente Cornette de Saint Cyr et La Marocaine des Arts vont précéder à la vente aux enchères de plus d’une cinquantaine d’œuvres de trente artistes africains contemporains. Cette vente aura lieu lors d’une séance à huis clos entre Paris et Casablanca le 7 juillet 2020. Il s’agit de l’œuvre des artistes tels que Soly Cissé, Joana Choumali, Mohamed El Baz, William Kentridge, Siriki Ky, Abdoulaye Konaté, Mohamed Melehi, Barthélémy Toguo ou encore Ouattara Watts. Ces artistes font partir de ceux qui ont participé à l’exposition panafricaine “Prête moi ton Rêve” qui inaugurait le Musée “Adama Toungara” à Abidjan, en mars 2020. Ils seront présents lors de ladite séance de vente. La séance de vente aux sera retransmise sur le site de Drouot Online : http://www.drouotonline.com
L’idée de cette vente est proposée par la Fondation pour le Développement de la Culture Contemporaine Africaine et l’African Culture Fund. Cette idée a créé un élan de solidarité de la part des artistes africains. En effet, ils ont offert leurs œuvres pour permettre aux deux fondations de surmonter les difficultés dues à la pandémie du Covid-19. Cette vente se fera, de façon bénévole, par les deux maisons. Elles ne toucheront pas de commissions sur les transactions. En ce qui concerne le transport des œuvres vendues, cela va être à la charge de l’acheteur.
Objectif des deux fondations

Mohamed Melehi, Calligraphique, 2020

« Depuis quelques années, nous assistons à un engouement sans précédent pour la culture contemporaine africaine. Mais si cet engouement pour les artistes africains n’a cessé de croître à l’international, allant jusqu’à susciter l’intérêt du grand public, il reste circonscrit à une poignée d’amateurs d’art et de collectionneurs sur le continent », remarque faite par la Fondation pour le Développement de la Culture Contemporaine. Elle insiste, par ailleurs, sur la nécessité pour les Africains de se (ré)approprier leur culture, leur art, et de l’importance pour les artistes du continent de retrouver leur public local. La Fondation souhaite œuvrer à rendre plus visible la création contemporaine sur sa terre d’origine. En travaillant à valoriser les œuvres auprès d’un public africain, amateur ou connaisseur, mais également en participant à la dynamisation du marché de l’art intra-africain.
Le Fonds Africain pour la culture est une initiative qui défend le désir d’un continent, d’écrire de nouveaux récits et de donner une place légitime sur la scène mondiale à sa culture unique. Les sources de financement de la culture demeurent fluctuantes, aléatoires et dispersées en Afrique malgré les efforts consentis par les gouvernements africains et les partenaires financiers du secteur.
Cette situation rend l’activité de financement de la culture très complexe, tant pour les partenaires financiers que pour les porteurs de projets. La création d’un instrument continental de financement de l’art et la culture devient une priorité pour l’Afrique. Dans ce contexte de crise sanitaire, le Fonds Africain pour la Culture (ACF) a décidé de lancer le projet Sofaco, dont l’objectif est de renforcer la capacité de résilience des artistes et organisations culturelles à travers une aide à la création ainsi qu’à la reconstruction du tissu social du secteur artistique en Afrique face à la crise du COVID-19.

Expression littéraire à travers les acrostiches

Une autre forme d’écriture de Fortuné Sossa

Fortuné Sossa
Fortuné Sossa, journaliste culturel et auteur

Fortuné Sossa, journaliste culturel et auteur, a été l’invité de la 273ème rencontre hebdomadaire des professionnels des médias du Bénin, vendredi 26 juin 2020, dans la salle de l’auditorium de la maison des médias à Cotonou. Le panéliste a, au cours de son intervention, parlé de son amour pour les vers acrostiches.

« Développement de l’acrostiche à double résonnance au Bénin ». Tel est le thème autour duquel s’est déroulée la 273ème rencontre des professionnels des médias. L’expression à travers les acrostiches est la nouvelle forme d’écriture que développe Fortuné Sossa. C’est une autre forme d’expression à travers laquelle l’auteur s’engage de façon artistique. La particularité est la double résonnance que l’auteur donne à son texte. Ce style d’écriture, à en croire Fortuné Sossa, est une passion qu’il développait depuis le collège et ce, de façon classique, comme tout le monde. « Récemment, je suis rentré d’un voyage et j’ai été obligé à faire un auto-isolement. C’est dans cette période de galère que ma passion pour les acrostiches m’est revenue. J’ai commencé par m’inspirer, dans un premier temps, de ce qui se passe par rapport à la pandémie de Covid-19 », a confié Fortuné Sossa. Pour la réalisation de ses textes, l’auteur s’inspire beaucoup plus de l’actualité pour informer et aussi sensibiliser.
Pour commencer son tout premier texte, l’auteur a eu recours à l’acrostiche. « Pour le faire, je n’ai pas voulu le faire comme les autres. Et c’est de là que j’ai fait mon premier acrostiche. A travers ce texte, les premières lettres donnent “Coronavirus” et les derrières lettres, du bas vers le haut, le même mot. C’est ma première fois de faire de tel type d’acrostiche », a expliqué Fortuné Sossa. En plus de la thématique liée à la pandémie de Covid-19, il a aussi abordé d’autres thématiques comme les tueries de racisme en Amérique, les enfants et autres. Ce style d’écriture a permis à l’artiste de parler aussi des personnages publics, politiques et culturels. Il s’agit, entre autres, du Chef de l’Etat, d’Ousmane Alédji, de Mathieu Kérékou et bien d’autres personnalités.

Café Médias Plus
Fortuné Sossa sur Café Médias Plus

« Dans ce même style, j’ai écrit un acrostiche sur le chef de l’Etat, le jour de son anniversaire, et ce texte donne “Patrice Talon”, avec les premières lettres, et “Talon Patrice” pour les dernières lettres (du bas vers le haut). Soit, c’est le même mot qui se répète à la fin ou un autre mot. Le plus récent est sur le Fitheb où à la fin, l’on a, du haut vers le bas, “Dérive Impunité” », a détaillé Fortuné Sossa. Pour obtenir la double résonnance, selon lui, il y a un nombre de mots précis par ligne qui est respecté, lors de la mise en forme. De façon spontanée, les thématiques s’imposent à ce dernier et avec un délai de trente minutes, une heure ou même en plusieurs heures, Fortuné Sossa arrive à créer d’autres textes avec différents thèmes. Avec ces textes, l’auteur souhaite réaliser des tableaux d’art et aussi une œuvre littéraire. Son souhait est de rendre accessible ses textes à un public plus large et ouvert.
Pendant plus de deux heures, l’auteur a partagé, avec les professionnels des médias, de sa passion pour l’écriture et autres aspects de ce qu’il fait. La deuxième causerie de cette rencontre s’est déroulée autour du thème « Mesures sociales à l’endroit des entreprises et lancement du Programme Spécial pour l’Insertion dans l’Emploi (Psie) : Regard d’un économiste et d’un journaliste spécialiste des questions économiques ».

Par Julien Tohoundjo

Exposition à l’espace artistique “Le Centre”

31 juillet 2020, la nouvelle date à retenir

Joannès Mawuna (à gauche), Richard Di Rosa (au milieu) et Eric Mededa (à droite)

Initialement prévue du 8 février au 9 mai 2020, la date de clôture de l’exposition “Déambulations Urbaines” a été reportée par les responsables de l’espace artistique “Le Centre”. Ainsi, la fin de ladite exposition est prévue pour le 31 juillet 2020. Les œuvres des artistes Richard Di Rosa (France), Joannès Mawuna (Bénin) et Eric Mededa (Bénin) sont exposées dans la salle de galerie dudit espace.

Depuis le 8 février 2020, “Le Centre” de Lobozounkpa abrite l’exposition “Déambulations Urbaines”. Cette exposition est prolongée au 31 juillet 2020. Cette nouvelle date est due à la situation de Covid-19. Les portes dudit espace sont ouvertes pour toute visite des différentes œuvres. La visite est gratuite et ouverte à tout le public. En effet, cette exposition est le fruit d’un mois de résidence et de création dans les locaux du Centre à Lobozounkpa. Cette résidence a réuni trois artistes plasticiens. Il s’agit de Richard Di Rosa (France), Joannès Mawuna (Bénin) et Eric Mededa (Bénin).

“Déambulations Urbaines” place la condition féminine au cœur des créations artistiques. En effet, Joannès Mawuna, originaire du Mono, s’oppose à une vision univoque de la féminité. Dans le cadre de cette création, l’artiste a présenté une série de dix photographies de femme occupant des métiers dits “métiers d’homme”. A travers cette série, l’artiste souligne la répartition inégale des activités et responsabilités entre les sexes au sein du milieu professionnel. Joannès Mawuna met en lumière les frontières porteuses de la notion de féminité, se soustrayant du rôle qu’on pourrait vouloir les enfermer. Les femmes mises en lumière par Joannès Mawuna se distinguent par leur capacité à pénétrer de nouveaux espaces et à outrepasser les frontières des genres.

De son côté, Richard Di Rosa, sculpteur français, a choisi la sculpture comme médium. Il fut l’un des principaux artisans du mouvement français de la figuration libre, renouveau de la peinture dans les années 1980, une peinture décompressée, empruntant souvent à la BD, au rock et au graffiti.

Réalités africaines

Exposition Déambulations Urbaines dans la salle de gal

Les cultures africaines, la musique et les animaux sont autant de sources d’inspiration pour l’artiste Richard Di Rosa. Il a présenté quatre œuvres inspirées de la culture béninoise. Echelle de Buddy est une œuvre mixte en bois, ciment, métal et peinture réalisée par ce dernier. A travers cette œuvre, il rend hommage à l’artiste Niko dont il occupe, désormais, l’atelier à Paris. Le français a présenté la marmite à l’aide d’une technique mixte grâce à l’aluminium, le bois. La marmite est omniprésente dans la société béninoise et communément associée à la femme. Toujours dans le même sens, il a présenté au public une œuvre en réflexion sur l’évolution du statut de la marmite dans cette même société en dialogue avec l’œuvre de son confrère Joannès Mawuna « ne suis-je pas une femme ? ».

Les jumeaux qui occupe une place importante dans la croyance des populations béninoises fut aussi l’objet d’œuvres artistiques présentées par le sculpteur français. S’inspirant des dieux de l’Afrique, plus précisément le dieu tonnerre appelé “Hêviosso” dans la culture béninoise, il a exposé, au petit Musée de la Récade dudit Centre, une œuvre pour compléter la collection artistique du Musée.

Contrairement aux deux autres artistes, Eric Mededa parle de la Mélodie céleste. C’est une œuvre vidéo qui s’intéresse aux rapports des forces des sociétés contemporaines à travers la mise en relation d’images et de sons. Il met en exergue la normalisation de la violence au quotidien. « Vivre et ou mourir ensemble ? », tel est en filigrane l’un des questionnements de l’artiste.

La créativité de ces trois artistes constitue un apport non négligeable pour l’émergence du tourisme béninois. Il est important que ces œuvres soient découvertes par un public plus large. La visite de tout le public est vivement souhaitée.

Julien Tohoundjo

“The Voice” Afrique 2020

Mathilde Toussaint et Carina Sen seront au grand show live

Mathilde Toussaint, auteur, compositrice et chanteuse bénino-réunionnaise

Mathilde Toussaint et Carina Sen sont les deux derniers talents béninois qualifiés pour les grands shows live en direct de l’aventure “The Voice” Afrique francophone. Leur qualification a eu lieu lors de la dernière soirée des épreuves ultimes consacrée à l’équipe du coach Lokua Kanza. A cause de la situation sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les programmes de cette aventure sont suspendus.

Les trois talents qui vont représenter l’équipe du coach Lokua Kanza pour les grands shows en direct sont désormais connus. Il s’agit de Mathilde Toussaint, Diyanne Adam’s et Carina Sen. Ces choix du coach ont eu lieu lors de la dernière soirée des épreuves Ultimes de l’aventure “The Voice” Afrique francophone. Parmi ces talents figurent deux Béninoises : Mathilde Toussaint et Carina Sen.
Au début de cette soirée des épreuves ultimes, Mathilde Toussaint était en face à face avec Ariel Wayz. Celle-ci a fait son interprétation avec le titre Supposed to be de Toni Braxton. Quant à Mathilde Toussaint, elle a in le titre Hello de la diva britannique Adel dans une version reggae avec pleine d’émotion. Au terme de leur prestation, le coach a choisi d’aller aux grands live avec Mathilde Toussaint, auteur, compositrice et interprète bénino-réunionnaise.
La deuxième béninoise qualifiée lors de cette soirée est Carina Sen. En effet, son passage est le dernier de la soirée. Ce talent du coach Lokua Kanza était face à K-dy de la république Centrafricaine. Au micro, Carina a interprété le titre Lai Lai de Yemi Alade. Son adversaire K-dy dans le titre 40% d’Aya Nakamura. Avec le cœur serré, le coach a choisi de continuer avec Carina, puisqu’il doit choisir un seul talent pour la suite. C’était un choix difficile pour le coach, parce que les deux talents étaient à la hauteur de leur interprétation.
Par ailleurs, les programmes de l’aventure “The Voice” Afrique sont suspendus. Cette suspension est due à la crise sanitaire que le monde traverse actuellement. Ainsi, la date des grands shows n’est pas encore connue. Le public et les amoureux de cette aventure sont appelés à la patience.
Trois talents béninois

Carina Sen, interprète béninoise

Cette soirée de l’aventure “The Voice” Afrique a été un moment de grâce et prestigieux avec l’interprétation chaleureuse des différents talents. Pour cette aventure, le Bénin est représenté par trois talents. Il s’agit de Giovanni, talent de l’équipe du coach Charlotte Dipanda, Mathilde Toussaint et Carina Sen, toutes deux représentantes de l’équipe du coach Lokua Kanza.
Les grands shows live directs sont une étape où la prestation des différents talents sont jugés par le public suivi de la note des coachs. Il est alors important d’accompagner ces talents qui représentent le Bénin. Le direct aura lieu dans les jours à venir sur la chaîne Vox africa.

Julien Tohoundjo

Initiative “Les masques de nos héros”

Le patrimoine national, un outil pour sensibiliser sur Covid-19

Carole Borna, curatrice, promotrice culturelle et marraine de l’événement

Depuis le 6 mai 2020, l’espace Abc et l’Association Ilé Ya Africa ont organisé un jeu concours, du 6 mai au 6 juin 2020, à l’endroit des enfants. Ce jeu concours a pour but de sensibiliser les enfants de 6 à 13 ans sur les gestes barrières liés à la pandémie de Covid-19. Ce concours, parrainé par Carole Borna, curatrice, promotrice culturelle et présidente du jury, concerne les enfants des 77 communes du Bénin.

« Eveiller la jeunesse à l’art et au patrimoine de manière ludique ». Tel est l’objectif premier du jeu concours Les masques de nos héros”. Tous les enfants de 6 à 13 ans sur toute l’étendue du territoire national. En effet, ce jeu concours invite ces enfants à dessiner le masque de leur personnage historique béninois préféré et qui appartient au patrimoine culturel du pays. Il s’agit du roi Béhanzin, roi Toffa, Amazone du Dahomey et du guerrier Kaba. « Nous voulons que ce jeu concours soit un outil de sensibilisation des enfants à leur patrimoine culturel et historique, avec pour objectif de favoriser la découverte de cet héritage quils doivent connaître, sapproprier et préserver », a expliqué Carole Borna. Elle invite les parents à encourager leurs enfants à y participer massivement.
Les masques de Batman, de SpiderMan ou encore de Black Panther sont beaucoup plus connus. Il est aussi de l’intérêt des enfants dimaginer les masques quauraient porté les héros nationaux du Bénin, ex-Dahomey. L’inspiration est libre et peut être débordante !
Lots des participants

Ce concours ludique est réparti en deux catégories. La première catégorie regroupe les enfants de 6 à 9 et ceux de 10 à 13 ans pour la deuxième catégorie.
Pour participer à cette activité, les enfants identifieront leur héros national parmi les quatre illustres personnages qui leur sont proposés. Les dessins qui incarneront ou se rapporteront aux masques de ces personnages seront réalisées sur une feuille de papier “Canson A4” et tous les médiums sont permis, comme les crayons feutres, les crayons de couleurs, les pastels, la peinture à l’huile ou à l’eau. Tous les dessins devront être envoyés sur le site web (https://masquesdesheros.com/) et seront présentés tous les jours jusqu’à la fin du concours. Les dessins seront évalués en fonction du nombre de vote.
“Les masques de nos héros” est organisé par un collectif d’acteurs culturels composé de : Annette Carole Borna, Erick Ahouansou (artiste plasticien et membre du jury), Christiane Chabi-Kao (réalisatrice et membre du jury), Komy Agboguin (artiste visuel et membre du jury) et Francel Dagbeto (artiste plasticien et membre du jury).
Par ailleurs, les trois premiers de chaque catégorie recevront des prix constitués d’outils pour la peinture et un trophée pour les premiers de chaque catégorie. Il faut remarquer que c’est un concours qui peut rapprocher et faciliter les relations entre parents et enfants.

Julien Tohoundjo

Saison 3 “The Voice” Afrique francophone

Gyovanni obtient son billet pour les grands shows

Anadel et Gyovanni, deux interprètes béninois de l’équipe du coach Charlotte Dipanda se sont affrontés lors de la troisième et avant dernière soirée des épreuves ultimes de l’aventure “The Voice” Afrique francophone. Au terme de leur prestigieuse prestation, le choix du coach s’est posé sur Gyovanni pour les grands shows.

Gyovanni, interprète béninois, sera aux grands shows. Tel est le choix du coach Charlotte Dipanda lors de la troisième et avant dernière soirée des épreuves ultimes. C’est dans le cadre de la saison trois de l’aventure “The Voice” Afrique francophone.
Lors de ladite soirée de cette étape de la compétition, Giovanni était face à son compatriote Anandel. Pour cette épreuve, le candidat est libre d’interpréter un morceau de son choix. Ainsi, Anandel a choisi le titre Make i rain de Ed Sheeran. Tandis que son adversaire, Gyovanni a choisi le titre Souffrance d’amour de Ben Decca. Ces deux talents ont su emporter le public en lui permettant de vivre un prestigieux moment musical et de grâce.

Au début de cette aventure The Voice, Gyovanni s’est fait remarquer à travers le titre Could you be loved de Bob Marley. Il a fait buzzer deux coachs et a choisi de continuer l’aventure avec le coach Charlotte Dipanda. Pendant les épreuves des battles, Gyovanni était face à Caleb dans le titre Rhythm in love de Keziah Jones. Après un bon moment de musique, la chance a souri au Béninois et son aventure continue pour cette troisième édition de la compétition “The Voice”´Afrique.
“The Voice” Afrique est diffusée sur les écrans de la chaîne Vox africa, samedi à partir de 19h 15 Gmt. Il est important de suivre et de soutenir ces talents qui portent haut les couleurs nationales.

Julien Tohoundjo

Projet de développement du tourisme au Bénin

Réhabilitation et renforcement du Parc national W

Le gouvernement du Bénin et la Fondation des “Savanes Ouest-africaines” ont financé un projet de réhabilitation et de renforcement des équipements du Parc W dans le but de développer le tourisme dans ce secteur. Ce projet est exécuté sur plusieurs plans par l’Ong “African Parks”.

Faire du tourisme une base de ressource financière au Bénin. Telle est l’initiative prise par le gouvernement du Bénin. Cette initiative prend en compte la rénovation du site forestier du Parc national W de Pendjari. C’est un plan d’intervention prioritaire de réhabilitation et de développement dudit parc, la base d’Alfakoara et les pistes daccès. Ce plan a pour objectif de renforcer les compétences nationales en matière de gestion des aires protégées.
Dans ce cadre, l’Ong “African Parks” apporte son expertise pour l’accompagnement à court terme de l’équipe du parc afin d’améliorer ses performances en matière de surveillance du Parc, mettre en place une Brigade Spéciale et faciliter la mise en œuvre des gestions. De même, dautres travaux ont été engagés afin de renforcer les infrastructures du Parc. Il s’agit entre autres de la réhabilitation des bureaux du CENAGREF et celui de l’Association Villageoise de Gestion des Réserves de Faune (Avigref) à Kandi. Il y a aussi des travaux qui visent la réhabilitation de la Base opérationnelle d’Alfakoara. A ce niveau, le projet vise la rénovation dun restaurant pour les Rangers, un château deau, 13 bâtiments, de 42 tentes pour abriter les Rangers et l’installation d’un bloc sanitaire provisoire pour les Rangers.
Par ailleurs, le projet prend en compte la construction dune piste datterrissage (1 000m x 20m), une salle des opérations, tentes pour les Rangers, une armurerie, un bureau de coordination avec salle de réunion, un restaurant pour l’Unité de Gestion du Parc, 08 plateformes de tentes pour l’Unité de Gestion et un parking pour les véhicules.
Il y aura aussi l’installation et l’équipement d’une salle de contrôle opérationnelle avec la formation de 07 opérateurs radios sur la coordination des activités et la gestion des données. L’aménagement dun centre de formation des Rangers sera fait. Il y a aussi la réouverture de 620,3 km de piste, l’ouverture de 91,3 km de nouvelles pistes, de même que l’électrification de la Base Opérationnelle avec un groupe électrogène de 65 KVA. Ainsi, le réseau de pistes du Parc est, à ce jour, de 624,6 Km de pistes saisonnière et 87 Km de pistes toutes saisons

Accès à l’eau potable

Source d’abreuvement de bétail

L’exécution de ces travaux a permis le déménagement de l’équipe de mise en œuvre du Pip de Kandi à Alfakora, le 19 avril dernier, pour une gestion plus rapprochée du Parc. Il est important de souligner que des infrastructures sociocommunautaires ont été réalisées afin daméliorer le bien-être de la population riveraine du Parc. Il s’agit de la construction dune adduction deau pour faciliter l’accès à l’eau potable à la population d’Alfakoara et l’abreuvement du bétail. Aussi, la voie daccès au Centre de santé d’Alfakoara a-t-elle été aménagée avec de la latérite pour favoriser l’accès en toute saison.

Par Julien Tohoundjo

Crise liée au Covid-19

L’édition 2020 du festival “Vootoon” avortée

Constantin Adadja, Coordonnateur général du festival “Vootoon” et son comité d’organisation ont annoncé, dans un communiqué du jeudi 14 mai 2020, le report, à une date ultérieure, de la 5ème édition dudit festival. Il a, sans doute, rassuré les uns et les autres de la tenue effective de cette édition au moment opportun.

La 5ème édition du festival international de dessin “Vootoon” n’aura pas lieu. Telle est la décision prise par le comité d’organisation dudit festival. Cela est dû à la situation sanitaire que traverse le monde entier. En cela, les informations récentes qui confirment l’évolution de la pandémie dans le pays. Le comité a donc décidé de reporter cet événement dans le but de la lutte contre la propagation du virus et aussi, respecter les mesures de sécurité mises en place par le gouvernement. Ainsi, l’événement est reporté à une date ultérieure. En effet, cette édition était prévue pour se dérouler, du 9 au 26 juillet 2020, dans la ville de Cotonou.
« Cette décision est prise dans un but sécuritaire afin d’éviter la transmission à grande échelle de cette pandémie qui sévit depuis quelques mois dans le monde entier », a fait remarquer Constantin Adadja, dans un communiqué publié, jeudi 14 mai 2020. Il invite donc les uns et les autres à la patience et rassure la tenue de cette édition au moment opportun.

Creuset d’échanges

Le festival “Vootoon” est un événement autour duquel plusieurs activités se déroulent. En effet, à chaque rencontre, il est organisé des talk, des conférences, des rencontres, des ateliers d’échanges. Toutes sortes d’échange autour des sujets qui concernent le dessin, qu’il soit du Bénin ou d’ailleurs. “Vootoon” propose un creuset qui révèle le talent des artistes présents. Des performances qui permettent au public d’assister à des réalisations de dessins. Cette réalisation en live se fait à un rythme plus accéléré pour pouvoir montrer le talent et la maîtrise de l’artiste. C’est aussi un événement qui offre deux semaines de formation de dessin aux enfants. Par ailleurs, l’idée du festival est de doter le Bénin d’un festival qui célèbre le dessin et les disciplines de l’art visuel telles que : l’illustration, la bande-dessinée, le portrait, etc.

Par Julien Tohoundjo

La légende de Wazal

Une réalité du Cameroun et de l’Afrique qui inspire Joseph Ayissi

Joseph Ayissi, styliste et auteur de La légende de Wazal, camerounais

Pour la création de ses styles de mode vestimentaire, Joseph Ayissi, styliste, auteur de la marque de La légende de Wazal, résident en France et originaire du Cameroun, s’inspire de Wazal, une réalité du Cameroun et de l’Afrique.

Joseph Ayissi est un styliste camerounais qui fut bercé par “la légende de Wazal”. Une réalité qui fait partie de ses origines au Cameroun. A travers ses créations, en tant que styliste, il s’inspire de cette réalité afin de faire cette promotion.
La légende de Wazal est un conte qui a pour cadre l’Afrique. Mais elle n’est pas qu’une histoire pour se divertir. Le fait d’imager ce conte à travers la bande dessinée a aussi pour but de présenter cette partie de l’Afrique qui est la région du bassin du Lac Tchad dont le Cameroun fait partie. Cette région d’Afrique centrale est riche par ses paysages, son architecture, ses coutumes, ses interdits, ses rituels, ses cultures vestimentaires, ses étoffes, ses accessoires, ses coiffures, et les couleurs de la vie quotidienne.
A travers la bande dessinée « La légende de Wazal », l’auteur présente sa culture, sa source d’inspiration. Son don et sa passion pour la mode sont un héritage qu’il a reçu de son défunt père Ayissi Nga Pierre Célestin, couturier. Il estime que sa source d’inspiration provient de l’Afrique entière. « C’est l’essence même de mes œuvres. Pour le tissu Wazaliane, je me suis inspiré des tissus du Ghana (le Kenté) et du Cameroun qui est le Ndop », explique le styliste. 
Quant au code vestimentaire du village de Wazalville, le styliste a pu apporter une touche nigériane. Cette touche se marie bien, comme le dit le styliste, avec les deux tissus précédents (le Kenté et le Ndop). « L’Afrique est un réel bol d’idées pour moi. Je pioche ce qui me semble intéressant et je travaille cela pour proposer quelque chose d’unique », souligne-t-il.

Par Julien Tohoundjo

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