Cérémonie de lancement du livre d’art

Un zoom sur les artistes contemporains

La cérémonie de lancement officiel du livre des arts sur les artistes béninois a eu lieu, jeudi 26 novembre 2020, sur la grande cour de la résidence de l’Union européenne à Cotonou. Ce lancement a eu lieu en présence des responsables de l’Union européenne et vient introduire l’exposition collective des artistes contemporains qui aura lieu ce vendredi 27 novembre 2020, à l’Institut français de Cotonou.

Artistes contemporains du Bénin : Artistes du monde. C’est le titre du livre d’art réalisé sur les artistes béninois. Cette réalisation a été faite par André Jolly, auteur, en partenariat avec l’Union européenne et la “Galerie Vallois”. Dans la matinée du jeudi 26 novembre 2020, le livre a été présenté au public. « J’ai le plaisir de vous recevoir, aujourd’hui, à la Résidence de l’Union européenne pour le lancement officiel d’un livre d’art dédié aux artistes du Bénin. L’art et la culture permettent, en effet, d’établir un trait d’union entre les peuples. C’est pour permettre de telles rencontres que le précédent chef de la délégation de l’Union européenne, Oliver Nette et son épouse, avaient décidé, 2018, d’ouvrir la résidence, la maison européenne à Cotonou, aux artistes du Bénin qui méritent d’être connus », a expliqué Véronique Janssen, chargée d’affaire de la délégation de l’Ue au Bénin. C’est une initiative, à l’en croire, qui vient à point nommé renchérir la détermination de l’Ue à faire la promotion des artistes béninois.
Cet ouvrage de 450 pages, environ, comporte des textes et images de 82 créateurs du monde contemporain. André Jolly, auteur, était à la cérémonie de lancement. Pour lui, beaucoup d’anecdotes constituent son histoire et son amour pour le Bénin. « J’avais déjà une certaine familiarité avec le Bénin. Or, je n’y avais jamais mis les pieds. Lorsqu’on arrive au Bénin, l’on a la possibilité de vite rentrer en contact avec les artistes », a confié l’auteur. Son apport pour la réalisation de ce livre a été une initiative qui a vite connu l’accompagnement de l’Ue et de la “Galerie Vallois”. Avec ce livre, l’on peut donc se renseigner sur les créateurs béninois contemporains.

« Nous nous intéressons aux artistes béninois parce qu’ils nous apportent énormément et ils sont des créateurs incroyables. Et c’est cela que j’ai voulu dire, plus ou moins, dans mon livre. Montrer aussi qu’il y a une grande diversité. Au Bénin, il y a une créativité étonnante qui vient de la culture traditionnelle des cours royales avec les peintres et d’autres créateurs. Aujourd’hui, avec les danses, les musiques se trouvent transposées par la nouvelle génération, dans une expression contemporaine de la culture béninoise », a exposé André Jolly. De son point de vue, la culture béninoise est riche. Cette richesse se fait remarquer de plus en plus pendant ces dernières années.

Présent à cette cérémonie de lancement, Dominique Zinkpè a salué cette initiative qui a commencé depuis plusieurs années déjà. « Je suis heureux que nous avons ce livre que je touche du doigt, de célébrer les contemporains béninois. On dit souvent que la plupart des grands projets viennent d’une frustration ou d’un manquement. Et comme moi, j’ai grandit enapprenant l’art par les livres, il nous manquait cruellement des ouvrages sur nos contemporains », a souligné l’artiste.
Lors de cette cérémonie de lancement, une mini exposition a été faite en présence de deux artistes contemporains : Dominique Zinkpè et Sènami Donoumassou. Ils ont échangé avec le public autour de leur œuvre. D’autres dont les noms figurent dans ce livre ont aussi leurs œuvres exposées sur la cour de la résidence de l’Ue.
Exposition collective

Dans le cadre du lancement de ce livre, une soirée artistique est prévue pour se dérouler, vendredi 27 novembre 2020, à partir de 18 h 30 minutes, dans les locaux de l’Institut français de Cotonou. Elle est organisée par l’Institut français en partenariat avec l’espace artistique “Le Centre” et avec le soutien de la Délégation de l’Union Européenne au Bénin. Au cours de cette soirée, il y aura l’événement “Paroles d’artistes, Paroles d’auteurs” (rencontre littéraire), de même que le vernissage de l’exposition “Artistes du Monde” et des performances artistiques pluridisciplinaires.
“Artistes du Monde” sera organisée sous le commissariat de Dominique Zinkpé et va réunir une dizaine d’artistes plasticiens qui investissent plusieurs mediums : peinture, sculpture, photographie, installations, art vidéo et qui déploient une écriture et une esthétique singulières, représentatives de la vitalité de la scène artistique contemporaine du Bénin. Cette soirée sera riche en événements et elle est une grande rencontre artistique. Une performance musicale sera également faite par le groupe musical “Les Teriba”. Cet ensemble artistique, constitué des deux sœurs Ahissou, Tatiana et Carine, explore depuis plus de dix ans, toute la diversité des rythmes du Sud au Nord du Bénin. Il est important que le public fasse le déplacement.

Julien Tohoundjo

Journées de réflexions à Cotonou

De nouvelles orientations pour la culture

Dans la salle du palais des sports du stade général Mathieu Kérékou, la structure “Les Films Togbo” a fait l’ouverture officielle des journées de “Réflexions et Plaidoyers pour le renouveau des arts et de la culture en République du Bénin”. Le lancement a eu lieu, lundi 23 novembre 2020, en présence des personnalités du ministère du tourisme, de la culture et des arts de même que ceux du milieu artistique et que les chefs traditions des confessions religieuses.

« Notre culture, notre arme collective est notre patrimoine le plus cher. Nous avons l’impérieuse devoir de protéger, sauvegarder pour ne pas apparaître, un jour, nu au rendez-vous des peuples de la terre », a confié Ignace Yéchénou, réalisateur béninois et coordonnateur général de l’événement. Selon lui, nos rencontres avec les autres peuples ont imposé une autre manière de vivre. C’est une réalité qui a pour cause l’oubli des richesses que les ancêtres ont légué aux générations.
Depuis, nous cheminons sur les routes de la vie en cherchant à parler, chanter, rire, songer et nous aimer comme les autres. De plus en plus, nos croyances endogènes sont reléguées au rang de relique que nous sortons de leur cachette en les dépoussiérant chaque 10 janvier pour nous faire, quelque peu de bonne confiance sous l’œil de Caïn que nos anciens laissent braquer sur nous », a expliqué le coordonnateur général avant d’ajouter : « Entre nous, nous ne nous connaissons plus. Nous connaissons les autres mieux que nous-mêmes et dans le cœur de nos enfants de même que nous, adultes, les supers héros du monde occidental, sur le cimetière de notre histoire, géographie, science et nos arts, ont entièrement plus de pouvoir ».

Assainir le secteur de la culture béninoise

Le but de cette initiative est de poser un diagnostic clair et objectif des maux qui minent le secteur des arts et de la culture au Bénin en vue de proposer des solutions assorties de recommandations aux acteurs culturels en personne, aux autorités gouvernementales, aux institutions politiques nationales. A cet effet, il leur a été nécessaire de réunir, autour des tables, les autorités à divers niveaux tant dans le gouvernement que dans les chefferies traditionnelles ainsi que dans le milieu artistique. « Plus qu’un pays de danses, nous sommes un pays de gestes, rythmes, cadences et de paroles. L’art est un droit naturel de l’homme au même titre que les besoins (manger, dormir, se vertir). Normalement, son développement devrait être une exigence pour les Nations. Malheureusement, pour les Nations comme les nôtres, il a été relégué au dernier plan », a insisté Ludovic Fadaïro, artiste plasticien béninois. A l’en croire, il est normal de se battre pour la bonne cause qu’est la revalorisation de la culture béninoise.
Présent à cette cérémonie de lancement, Éric Totah, directeur de cabinet du ministère du tourisme, de la culture et des arts, a salué l’initiative et n’a pas manqué de placer un mot. « Le programme d’action du gouvernement a déjà mis, au cœur de ses actions, la culture. A travers le ministère de la culture, ce programme est en train d’être mis en œuvre », a martelé le directeur.
Lors de cette cérémonie, la compagnie de danse professionnelle Walô a présenté un spectacle de danse qu’elle a créé à cet effet. Suite au lancement officiel de ces journées, la première communication a été donnée autour du thème « L’art est-il indispensable à la société ? » Elle a été présentée par Ignace Yéchénou. Il faut noter que 17 communications sont prévues. Les journées de réflexions se poursuivent jusqu’au jeudi 26 novembre 2020, au palais des sports du stade général Mathieu Kérékou.

Julien Tohoundjo

Semaine de la diplomatie climatique à Cotonou

L’Ue mobilise les artistes plasticiens

Dans le cadre de la célébration de la semaine de la diplomatie climatique, au Bénin, la délégation de l’Union européenne a mobilisé des artistes plasticiens autour de la création d’une œuvre sur le thème du changement climatique. La remise de prix aux lauréats a eu lieu, mercredi 4 novembre 2020, à la résidence de l’Ue.

« Chaque année, les Délégations de l’Union européenne dans le monde se mobilisent pour la lutte contre le changement climatique à travers l’organisation d’une “Semaine de la diplomatie climatique” », a confié Véronique Janssen, Chargée d’Affaire a.i. de la délégation de l’Union européenne au Bénin. L’édition 2020 s’est tenue du 24 septembre au 16 octobre. Plusieurs activités ont été menées afin de sensibiliser la population sur la préservation des ressources. Il s’agit de la lutte contre les sachets plastiques et le recyclage des objets. Parmi ces activités, il y a le concours organisé au profit des artistes plasticiens. Ces derniers ont été conviés à la réalisation d’autoportraits avec des objets recyclés. Ces œuvres réalisées constituent un outil de sensibilisation des populations.
« Nous estimons que ces efforts de sensibilisation aux dangers du changement climatique et à la nécessité pour tout un chacun de contribuer à le combattre sont essentiels. Même en cette période où la pandémie de Covid-19 avec son impact dramatique sur la santé et l’économie retient toute notre attention. S’il y aura, prochainement, un vaccin contre le Covid, il n’y en aura jamais contre le changement climatique… », a précisé Véronique Janssen. En effet, la délégation a choisi d’organiser ce concours à l’intention des personnes âgées entre 3 et 99 ans. Pour ces deux catégories, un seul artiste a été primé des deux côtés. C’est-à-dire que deux œuvres ont été sélectionnées : celles d’un enfant et d’un adulte.

Dans la catégorie enfant, cest l’œuvre de Nathan-Yessia Mankou, âgé de 9 ans, qui a retenu l’attention du jury. Son œuvre est intitulée Le gardien. Elle est réalisée avec des produits de poubelles et son but est de protéger l’environnement. Il a indiqué, à travers cette œuvre, la nécessité de veiller à la propreté de son milieu de vie. Fourchette et boîte de yaourt sont les matériels qu’il a utilisés pour réaliser son œuvre. Il a procédé par la technique de collage afin de réussir son œuvre. Du côté des adultes, c’est l’œuvre de Yannick Brice Ballo qui a été sélectionnée. Son autoportrait est intitulé Emérick Boy. Cette œuvre a été réalisée avec un assemblage de chaussures, nylon, capsules, moustiquaire, perles et pièce de moto. C’est une œuvre qui sensibilise sur la protection de l’environnement contre le changement climatique. Les deux artistes sélectionnés ont reçu un vélo Vtt et un sac avec des gadgets de l’Union européenne.
En plus de ces artistes, il y a d’autres participants du concours qui ont reçu aussi des prix. Un geste qui les invite à persévérer et à continuer le travail. Il s’agit de Marguerite Zannou, Marielle Ahouanye, Amen Azagba, Horacio Djagbessi, Marcel Kpoho, Juvénal Koukonou, Pudens Tognihin et Doyane Wendeou. Pour ces derniers, le fait de participer à ce concours est une opportunité de réfléchir plus sur la question.

Julien Tohoundjo

Stand-up au féminin à l’Institut français de Cotonou

Donner le goût de l’humour aux femmes

Trois femmes issues de deux pays d’Afrique ont donné un spectacle d’humour à l’Institut français de Cotonou afin d’inciter les femmes à s’intéresser à cette discipline d’expression artistique et d’y faire carrière. Le spectacle a eu lieu, vendredi 30 et samedi 31 octobre 2020, sous la paillotte dudit Institut.

Rire, c’est une thérapie pour guérir plusieurs mots. Trois femmes artistes humoristes ont su relever ce défi sur la scène de l’Institut français de Cotonou. Il s’agit de Prissy la Dégammeuse de la Côte d’Ivoire, Norma et Sylvanie, toute deux du Cameroun. « Je ne pense pas qu’il y ait du “Stand-up” propre à la gente féminine. Mais j’essaie de m’organiser comme je peux pour faire de l’humour, mon métier à temps plein », a confié Sylvanie, humoriste camerounaise. Elle invite, sans doute, les femmes à donner de la voix, à s’exprimer et s’intéresser à l’humour. Pour elle, la voix féminine compte dans ce domaine. Chacune d’elles a tenu en haleine le public pendant 25 minutes, environ.
Le passage de chaque artiste est plein de messages qui attirent l’attention. « Moi, mon message est surtout l’absurde. Pour moi, j’aime l’absurde dans tous les domaines et dans chacune de ces circonstances, je creuse pour donner du réel, de l’inattendu », a souligné Sylvanie. Pour Norma, la scène est présentée dans un contexte beaucoup plus englobant. Elle laisse donc le choix au public de tirer ses propres conclusions. De son côté, la Dégammeuse précise la mission première de cette tournée qu’est d’amener les femmes à intégrer le milieu humoristique. « Nous voulons, à travers cette tournée, donner de la force à ces femmes qui hésitent encore. Il y en a qui ont du talent qui sommeille en elles et nous nous sommes données pour mission de les réveiller. Car, la femme est un être qui a la capacité de tout supporter », a-t-elle expliqué.

Soirée ambiante
Pendant une heure de temps, le public a eu droit à un moment de détente et de grâce au talent de ces femmes. De façon alternative, la soirée s’est déroulée avec la participation active du public. En dehors de leur caractère humoristique, la danse sur un fond musical a aussi permis le côté ambiant de la soirée. Au bout d’un moment de la soirée, on aurait cru être dans un autre monde. A force d’écouter la voix de ces amazones, l’on sourit sans arrêt. Avant tout, c’est une soirée réussie sur les plans organisationnel et scénique. Les artistes ont su exploiter, gérer la scène et interagi avec le public à tout instant. Cette maîtrise a été un atout favorable car, elles ont échangé avec le public, au terme des représentations. Les artistes ont partagé, pendant un moment, leurs expériences et le choix de leur aventure dans ce domaine.
Pour la préparation de cette soirée, l’Institut a su mettre à disposition un cadre qui répond à leurs habitudes quotidiennes de ces artistes. Un contexte moins stressant et qui facilite la libre expression. « L’Institut nous a donné une feuille de route, tout est bien organisé le public est accueillant et nous sommes contentes d’être là », a notifié Sylvanie avant d’ajouter : « Je me sens bien après cette soirée, surtout que c’est la première fois que j’ai eu une interaction organisée avec le public ». Il est important de souligner que cette soirée entre dans le cadre de la tournée organisée par Prissy la Dégammeuse, Sylvanie et Norma. L’objectif est toujours le même et la tournée va continuer à Lomé, au Cameroun et Bamako.

Julien Tohoundjo

5ème édition de la compétition “Bénin Révélation Stars”

Christian Aoutchémè, vainqueur de la saison

Après les 1er et 2ème primes de la compétition “Bénin Révélation Stars”, la dernière soirée de cette aventure musicale a eu lieu et le vainqueur a été désigné par un jury. Ladite soirée a eu lieu, samedi 31 octobre 2020, à l’Espace Mayton d’Abomey-Calavi.

Au total 5 candidats ont été sélectionnés pour la soirée finale de “Bénin Révélation Stars”. L’objectif est d’avoir un vainqueur, au terme de ladite soirée. Christian Aoutchémè a su sortir son épingle du jeu et a fini à la première place de cette saison. Après lui, il y a Jérémie Adjaho qui a occupé la deuxième place suivi de Djidjoho Ahlonsou et Narcisse Montcho. Au cours de cette dernière soirée de compétition, deux primes ont été faits. Pour le 3ème prime, les candidats ont été appelés à interpréter un morceau de leur choix. Pour de cette épreuve, un seul candidat a été éliminé et les quatre autres sont allés aux épreuves de la final.
Pour cette dernière étape de la soirée, un hommage est rendu à deux figures de la musique béninoise : Pidi Symph et Ricos Campos. En effet, chaque candidat interprète le morceau choisi du répertoire de l’artiste. Ce dernier est installé au milieu de la scène, suit et contemple sa chanson qui est en train d’être interprétée. Pour le premier passage, les quatre candidats ont exécuté le morceau Wa du gbè towé de Pidi Symph. Par la suite, ils ont interprété ensuite le titre Senini de Ricos Campos. Avec leur talent, les candidats ont tenu en haleine le public. Un tableau d’honneur a ete remis à la chanteuse Aline D en guise d’hommage. Chaque passage est noté par un jury composé par Habib Dakpogan, Méchac Adjaho et Assiki Wa. Les notes sont attribuées après chaque prestation. Les quatre finalistes ont reçu, chacun, une attestation de participation. Le deuxième est parti avec un chèque de deux cent mille et le premier avec cinq cent mille.
« A l’issue du casting, je suis sorti 8ème, le dernier et à la fin de cette compétition, je suis le vainqueur », a confié Christian Aoutchémè, vainqueur de la 5ème édition de “Bénin Révélation Stars”. Pour lui, c’est un événement qui offre une opportunité de rencontre entre musicien, chanteur et de vivre en convivialité. Comme surprise pour la suite de sa carrière, Christian réserve un album qu’il compte sortir au grand jour pour le public béninois et d’ailleurs. En effet, sa prestation a marqué plus d’un et a beaucoup plus émerveillé tant, les membres du jury que les autorités présentent à cette soirée. « Ce soir, j’ai assisté à une belle prestation artistique. Je suis venu assister à la vérité de la musique parce que la vraie musique est celle qui se joue en live. Nous avons eu aussi l’appréciation directe du public, le premier consommateur. De même, le travail du jury est de qualité et il a su désigner le meilleur », a clarifié Eric Totah, directeur de cabinet du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Selon lui, cet événement est une preuve qu’il y a des talents cachés au Bénin et qui méritent d’être accompagnés.
Révélation des jeunes talents

De son côté, Gilbert Déou-Malé, directeur du Fonds des Arts et de à la Culture (Fac), se dit satisfait des prestations qu’ont offertes les candidats. « Au terme de cette soirée, je suis ému et satisfait de voir la prestation des jeunes. Cet événement est en train de révéler les talents et nous avons assisté réellement à la révélation. Surtout que les interprétations ont été faites en présence des auteurs qui ont donné leur point de vue », a-t-il souligné. Selon le directeur, le travail que fait Tony Yambodè et son équipe est professionnelle et constitue un baromètre pour le fond afin de jauger, vendre la musique béninoise à l’échelle internationale. Cette mission que se donne le Fac est un moyen pour permettre à l’artiste de vivre de son art. Par ailleurs, l’occupation scénique des candidats a été aussi appréciée.
Pour Tony Yambodè, le travail qui reste à faire est d’accompagner ces jeunes dans la suite de leur carrière artistique. « Il est important que ces jeunes puissent devenir des stars d’ici quelques années et commencent par s’imposer sur les plans national et international. Nous venons de finir la 5ème édition et les préparatifs de la 6ème éditions ont déjà commencé », a fait remarquer le promoteur de l’événement. Ainsi, les regards sont tournés vers la 6ème édition qui aura lieu bientôt.

Julien Tohoundjo

Ajap à l’école Elfi de Cotonou

Les jeunes plasticiens aux côtés des enfants

L’Association des Jeunes Artistes Plasticiens (Ajap) s’est rendue à l’Ecole de Langue Française et Internationale (Elfi) pour animer un atelier d’art avec les apprenants du primaire. Une dizaine d’artistes jeunes plasticiens béninois sont restés aux côtés des apprenants, dans l’après-midi du vendredi 23 octobre 2020, dans les locaux de ladite école.

Permettre aux enfants d’avoir le goût de l’art en matière de réalisation et du mélange des couleurs. C’est dans cette optique que Cyrus Dhyzo, artiste plasticien et président de l’Association des Jeunes Artistes Plasticiens du Bénin, et une dizaine de plasticiens se sont rendus dans les locaux de l’Ecole de Langue Française et Internationale (Elfi). Ils ont, en de petits groupes, échangé avec les enfants afin de les amener à réaliser des dessins sur un thème qu’est “La Solidarité”. Après avoir donné une explication aux enfants sur les notions “artiste” et “solidarité”, les enfants ont pu réaliser, avec l’aide des artistes présents, des œuvres dans ce sens. Ce moment a été une joie pour les apprenants, de même que pour l’équipe pédagogique de l’école et les artistes. « Je suis convaincue que l’art est un médium et un outil d’évolution personnelle pour l’enfant. Un outil de connaissance, de confiance, d’estime et d’amour de soi ainsi que de son prochain inégalable. Selon moi, il n’y a pas d’école sans art. D’où l’organisation de cet atelier avec l’Ajap », a confié Valérie Croy, directrice de ladite école.
Cet atelier a permis aux artistes de changer, un temps soit peu, leur environnement de travail et d’impliquer les enfants. C’est un moment où les enfants se sont exprimés de façon plus libre. C’est le constat fait par les artistes plasticiens. « Cet atelier est un moyen d’accompagner les enfants à travers la créativité qu’ils ont en eux-mêmes », a précisé Marcel Kpoho, artiste plasticien. Selon lui, l’art est un outil bien adapté pour accompagner les enfants dans la conception de leur idée. De son côté, Martial Adjaka, artiste plasticien, pense que le portrait se fait beaucoup plus dans la solidarité. « Sur le plan pédagogique, je pense que c’est une bonne initiative. C’est un outil de communication et dans le domaine pédagogique, cela permet l’éducation. Les enfants sont sensibles à l’outil plastique et c’est en harmonie avec le thème que j’ai choisi de faire le portrait avec les enfants que j’ai devant moi. La solidarité se fait avec les hommes. Le portrait est le fait de reproduire une personne avec ses traits caractéristiques », a-t-il souligné.
Estime pour autrui

Atelier d’art avec les apprenants d’Elfi à Cotonou

L’on parle de la solidarité dans la mesure où l’on a l’estime pour autrui. « Dans ce monde virtuel, l’enfant doit prendre ses repères, souffler un moment pour écouter de la musique. C’est un moment qui peut marquer sa vie et le permettre de se structurer, s’orienter. C’est surtout ce qu’il faut retenir dans la notion de l’art. C’est la possibilité que l’art élève chacun d’entre nous de façon unique selon notre culture, histoire et disponibilité. L’art nous montre le chemin et nous élève dans notre condition d’homme », a expliqué Valérie Croy.
Présent sur les lieux, Mathias Béhanzin, assistant de programme à la maison de Société Civile, constate qu’il y a des aspects de la vie qui ne sont pas pris en compte. « J’ai remarqué, au niveau des enfants, beaucoup d’enthousiasme, d’entraide et de motivation. Je pense que ceux qui ont eu l’idée d’offrir ce moment aux enfants ont bien réfléchi », a-t-il clarifié. A la fin de cet atelier de travail, les enfants, le collectif des enseignants et les artistes se sont félicités pour le travail abattu et des idées se dessinent déjà dans les esprits. « J’aimerais voir l’engouement de mon équipe pédagogique afin d’organiser, prochainement, un atelier pour eux afin de renforcer leur capacité éducative. J’ai constaté qu’il y a beaucoup qui ont envie de peindre, mais ils n’ont pas osé. Je pense que c’est quelque chose qui est indispensable », a projeté la directrice, Valérie Croy.
Cyrus Dhyzo pense continuer dans ce sens afin d’amener les artistes à aller plus en contact avec la population et de partager les expériences dans le domaine de l’art plastique.

Julien Tohoundjo

5ème édition de “Bénin révélation Stars”

Phase finale prévue pour le 31 octobre à l’espace Mayton

La dernière soirée de la 5ème édition de l’événement “Bénin Révélation Stars” aura lieu, samedi 31 octobre 2020 à partir de 18 heures, à l’espace Mayton d’Abomey-Calavi. Lors de cette soirée, les 3ème, 4ème et 5ème prime seront faits et l’édition connaîtra son vainqueur.

Après la première soirée des deux premiers primes de “Bénin Révélation Stars”, la dernière est prévue pour se dérouler, samedi 31 octobre, dans les locaux de l’espace Mayton à Abomey-Calavi. Pour cette soirée, les 8 finalistes passeront les épreuves de la demi-finale. Ceux qui seront sélectionnés vont passer la finale et ce, au cours de la même soirée. Les meilleurs talents seront donc connus lors de ladite soirée et récompensés. Ils seront évalués par rapport à une prestation en live lors de chaque épreuve.
Au terme de la première soirée de cette aventure, huit candidats ont pu tirer leur épingle du jeu. Il s’agit de Christian Aoutcheme qui a occupé la première place avec 30 points au total. Jérémie Adjaho vient en deuxième position suivi de Narcisse Montcho, Wenceslas Ahlonsou, Aurelle Faro, Francis Ballo, Winner Senan et Victoire Salami. Ces huit candidats vont tous prester lors de la première épreuve et les meilleurs seront en compétition pour la finale.
Les prestations seront notées par un jury composé de Habib Dakpogan, Assiki Wa et Méchac Adjaho. Pour cette dernière soirée, l’honneur va être rendu à trois artistes béninois : Pidi Symph, Miss Espoir et Ricos Campos. Il faut noter que “Bénin Révélation Stars” est une compétition musicale en live qui a pour objectif de détecter les meilleurs talents du domaine. Cette compétition est aussi une occasion pour rendre hommage aux grandes figures de la musique béninoise. Cette initiative a été mise en place par Tony Yambode, promoteur culturel et producteur dudit concours, et son équipe

Julien Tohoundjo

Littérature

Premier chapitre de la série “Aglouzalan” disponible

Constantin Adadja, auteur de bande dessinée et président de l’Association des Storyboarders du Bénin, a lancé le premier chapitre de sa série de bande dessinée “Aglouzalan”. La cérémonie officielle du lancement a eu lieu, samedi 17 octobre 2020, dans les locaux du siège de l’Association des Storyboarders du Bénin à Akpakpa.

Aglouzalan : Voir Porto-Novo… Tel est le titre du premier chapitre de la série “Aglouzalan” de bande dessinée que réalise Constantin Adadja. Cet ouvrage est produit par le label “Bénin Bd” et un premier qui ouvre la vague pour la publication d’autres séries qui seront laissées sur le marché. “Aglouzalan” est une série qui raconte l’histoire d’un flic qui développe des caractères vicieux qui se laisse à l’alcool, la belle vie avec la femme et autres. Il s’agit de l’inspecteur Han. Cette œuvre est réalisée dans un style animalier et un ton comique pour amuser. En tout, c’est une œuvre qui est réalisée selon les codes d’expression de nos jours.
Hormis la page de couverture qui est en couleur, l’œuvre est en blanc-noir et facilite la lecture des textes. C’est aussi une couleur qui permet de démarquer les effets spéciaux du scénario. « Je me suis lancé dans ce style noir et blanc parce que je trouve que c’est à travers cela que je peux développer mon personnage. C’est une série à travers à travers laquelle le personnage évolue. « Au cours de la réalisation de cette bande dessinée, j’ai beaucoup plus interagi avec les internautes sur les réseaux sociaux depuis le début. Dans le prochain chapitre, je peux décider de mettre fin à sa vie ou l’amener sur d’autres fronts », a souligné l’auteur. A travers sa façon de rendre cette histoire et de traiter le personnage, l’on peut sentir une facilité d’expression et la fluidité. C’est une liberté que l’auteur se donne tout en utilisant un style qui sort du commun. Selon lui, plusieurs enseignements peuvent être tirés à travers ce personnage. Le principal enseignement est le fait d’être soi-même et assumé qui l’on est. Le produit est disponible au siège de l’Association des Storyboarders à Akpakpa et en commande aussi.
Marché de bande-dessinées

Photo de famille avec les participants au siège de l’As-Bénin

Le label “Bénin Bd” est une idée, une initiative portée par Cédric Quenum, artiste plasticien béninois et auteur de Bd. Ce label n’est que la manifestation de la volonté d’accompagner les passionnés du dessin au Bénin. “Bénin Bd” s’inscrit dans la logique de faire la promotion de la bande-dessinée auprès de la jeune génération. « C’est une idée que j’ai eue depuis cinq années déjà, mais elle n’avait pas encore prospéré à cause des péripéties des temps que nous traversons », a clarifié Cédric Quenum. A l’en croire, la période du confinement est un moment qui a favorisé les responsables pour mieux faire asseoir le projet et murir les réflexions autour. Ce label est mis à la disposition des dessinateur et passionné de la bande dessinée. L’objectif est d’apporter une réponse de qualité au marché de la bande dessinée aux plans national et international. Il s’agira de faire des bandes dessinées pour les béninois afin de les inviter à la consommation de ce type de littérature qui est souvent réservé aux enfants. De même, ce label cherche aussi à montrer que c’est possible de faire la promotion de la culture à travers les bandes dessinées de même que le savoir-faire.
“Bénin Bd” est donc une réponse à un besoin d’avoir, sur le marché béninois, des bande dessinées. « En matière de bande-dessinée au Bénin, nous avons plusieurs produits. L’angle de ce label est de proposer des Bd qui vont transmettre des messages. Nous avons envie de toucher bon nombre de personnes avec la bande-dessinée », a précisé Cédric Quenum.

Julien Tohoundjo

“Gbé miton” à l’Institut français de Cotonou

Hausser la voix pour s’exprimer, le message de “Arts Ca’Danser”

La compagnie de danse professionnelle “ Arts Ca’Danser” a offert un moment de grâce et de détente aux amoureux de la danse avec la pièce “Gbé miton” mise en scène par Chakirou Salami, comédien béninois, metteur en scène et formateur en jeu d’acteur. Ladite pièce a été présentée, vendredi 16 octobre 2020, sous la paillotte de l’Institut français de Cotonou.

Siège allumé, musique électronique et les lumières. Tels sont les aspects avec lesquels la pièce “Gbé miton” a été présentée, pour une première fois, au public. « C’est une pièce qui présente le vécu des danseurs, des artistes de tous genres qui ont fait un choix osé et qui l’assument pleinement. Cette pièce présente les coups-bas que l’on peut observer entre citoyens, artistes et elle met aussi un accent sur la place de la femme dans le domaine artistique au Bénin et en Afrique. Elle souligne aussi la valeur que l’on accorde à la femme peut importe là où elle se trouve », a confié Carmelita Siwa, artiste danseuse interprète, chorégraphe et professeure de danse béninoise.
“Gbe Miton” interroge et interpelle le regard de tous les acteurs culturels sur l’avenir de ce secteur au Bénin, en particulier, et le monde, en général. Avec un bon jeu d’acteur, les danseurs ont su allier le corps, la parole pour mettre l’accent sur le fonctionnement du secteur de la culture. Ils portent aussi un regard sur les conditions de vie et de travail des artistes ainsi que celles des acteurs culturels. Cette thématique a touché plus d’un et éveillé le public. « A travers cette pièce, les danseurs ont montré leur ressenti et ils sont libres de s’exprimer. Comme toujours, il y a quelques piques de la part des décideurs. Ces genres de spectacles nous amènent à savoir qu’il y a encore du travail et du chemin à faire. Et c’est une manière de comprendre qu’il ne faut pas dormir et de continuer à travailler », a déclaré Eric Totah, directeur du cabinet du ministre du tourisme, de la culture et des arts. Selon lui, l’homme est un éternel insatisfait, mais il est nécessaire de continuer à travailler afin de faire ce qui est important. C’est ce que l’on peut comprendre à travers le 5ème personnage de cette pièce.
Valeur de la femme

En effet, une chaise est placée au milieu de la scène pour représenter le 5ème personnage de la pièce. Elle était, au début, un pupitre (un endroit où tout le monde veut s’exprimer pour hausser sa voix, d’un côté. De l’autre côté, elle est un pouvoir, une place que chacun veut obtenir à tout prix. Coup-bas, trahison, etc… sont des moyens utilisés pour obtenir cette place. La complexité de la pièce et des jeux d’acteur ont permis au public de capter des messages selon le regard de chacun. De ma compréhension, j’ai compris qu’au début, la femme était acceptée entre les hommes et tout se passe bien. Après, nous avons senti un moment de tension et les hommes se sont retournés vers la femme. De là, l’on peut ressentir de la maltraitance, de la souffrance que subit la femme », a expliqué Carole Borna, conseillère technique au ministère du tourisme, de la culture et des arts.
Le spectacle a surpris le public et prouve le travail que mène la jeune génération afin de faire la promotion de la culture béninoise à travers leur art. « J’ai été impressionnée par cette proposition artistique qui est riche et dense. Nous sommes fiers de savoir que nous avons des talents exceptionnels. C’est une création authentique et la chorégraphie est inhabituelle », a précisé Carole Borna. « J’ai assisté à un spectacle qui est vraiment physique et une bonne prestation de la part des jeunes danseurs. Cette prestation vient prouver qu’il y des jeunes qui sortent du commun avec leur prestation », a renchéri Eric Totah.
“Gbé miton” a été présentée par quatre danseurs : Carmélita Siwa, Ezéchiel Adande, Nourou Deen Eniola et Rodolpho Sagbo. Elle est une création chorégraphique de Carmélita Siwa. Cette présentation est une première et le fruit d’un travaille de 6 mois acharné. Pendant 45 minutes environ, cette pièce a été déroulée au public. Ce dernier a accueil cette prestation avec un tonnerre d’applaudissements. Cette pièce est une représentation des réalités de nos sociétés et renseigne sur des aspects importants de la vie d’un artiste.

Julien Tohoundjo

Soirée de projection cinématographique à l’espace “Artisttik Africa”

L’archive de “Gangan Production” déroulée sur le tapis

La dernière soirée de la première saison du programme “Les Courts du soir” a eu lieu, jeudi 15 octobre 2020, dans la grande salle du centre culturel “Artisttik Africa”. Ladite soirée a réuni les cinéphiles autour de deux films court métrage réalisés par Claude Balogoun, représentant des artistes au Conseil Économique et Social et réalisateur béninois.

Le Tabouret sacret et Agama Sosso. Tels sont les deux films projetés lors de la dernière soirée du programme “Les Courts du soir”. En une heure d’horloge, environ, les cinéphiles ont suivi, de bout en bout, ces deux films réalisés par la maison “Gagan Production”. Le premier est une fiction réalisée en 2004 et le second, un documentaire réalisé en 2015. Les deux films ont une durée de 26 minutes, chacun.
Le Tabouret sacret est un film qui parle du respect de la tradition et la dignité de la femme. En effet, il s’agit d’un couple marié qui vit en ville. Après plusieurs années de vie ensemble, la femme n’a jamais eu l’occasion d’assister à des occasions de rencontre de la famille. Suite à ses absences répétées, les rumeurs courent de part et d’autre tout en considérant qu’elle a commis l’adultère. Après plusieurs interventions, la belle-mère de la femme a décidé de faire asseoir la femme sur le Tabouret sacré. Dans la tradition, ce tabouret a une puissance surnaturelle et une femme, qui commet l’adultère, ne peut pas s’asseoir dessus pour se prononcer. Elle risque la mort. Le conseil et toute la famille se sont réunis afin d’écouter la femme puisqu’elle vit en ville, un milieu où il est facile pour une femme de commettre l’adultère, selon la famille. Après les chants et danses, la parole a été donnée à la femme (Dodji est son nom) pour s’exprimer. Elle a exposé le problème que les deux traversent dans le couple et imploré la prière des chefs et aînés de la famille.
C’est un film qui met en valeur les efforts d’une femme endurante. Le Tabouret sacret rend hommage à la gente féminine et porte haut la voix des femmes. Il faut donc comprendre que la femme peut exercer des métiers que même un homme peut exercer parce que, Dodji travaille en tant que chauffeur et ne cesse de recevoir des harcèlements de la part de son directeur. Malgré les multiples propositions, cette dernière est restée fidèle à son mari. Le scénario de cette fiction a intéressé plus d’un à cause de son originalité. « C’est génial de voir des films des cinéastes du Bénin. Les occasions sont très rares pour le faire et j’ai beaucoup apprécié cette soirée. L’important est de préserver la culture, la garder aussi pour les générations futures et tout en étant dans la modernité », a clarifié Karin Beese.

« Les courts du soir » à l’espace Artisttik Africa de Cotonou.

Agama Sosso est un film documentaire qui parle de la culture de ce peuple qui s’est installé au nord-est du Bénin. Ce peuple migratoire s’est installé au Bénin avec ses rites et traditions. A travers ce documentaire, Claude Balogoun et son équipe ont exploré les univers de cette période de fête et de réjouissance de ce peuple. C’est une période guettée par les habitants des villages environnants et surtout les femmes qui sont en difficulté de procréation. Pendant 26 minutes, les cinéphiles ont découvert cet univers. Une opportunité leur a été donnée, à la fin de la projection de poser des questions au réalisateur, Claude Balogoun. La question concernant la conservation des archives a été abordée lors des échanges.
Au début de cette soirée, une minute de silence a été observée en la mémoire du héro burkinabè Thomas Sankara qui a été assassiné un 15 octobre. L’assistance a aussi fait une minute d’applaudissement pour saluer Fela Kuti.

Julien Tohoundjo

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