Concert à “Négro Palace”

As 2 Pik sur scène ce dimanche

Clarisse Zinsou alias As 2 Pik, artiste chanteuse béninoise.

“As2Pik Production” organise, en collaboration avec “Négro Palace”, un concert live de As 2 Pik, artiste chanteuse béninoise. Ce concert aura lieu, dimanche 18 juillet 2021, sur la scène de “Négro Palace” et constitue son retour sur scène suite au lancement de son nouveau sigle “Hokan” en mars dernier.

De son vrai nom Clarisse Zinsou, As 2 Pik signe son retour sur scène avec un concert live. Ce concert aura lieu, dimanche 18 juillet 2021, à Négro Palace à partir de 19 heures 19 minutes. Sur scène, la reine du rythme “Gogohoun” va partager la scène avec Jean Adagbénon et Dj Panchito, tous deux invités. Le lieu est situé à Godomey, rue en face du “Garage américain”.
Il faut souligner que ce concert fait suite au single lancé par l’artiste en mars dernier. Ce single a pour titre “Hokan” ce qui signifie en français “bats-toi”. En effet, cette chanson est un mot d’encouragement et invite le public à toujours comprendre que seul le travail libère l’homme. Son souhait est d’amener le public à aimer le travail bien fait dans l’abnégation et le courage. « Pour ce single, je me suis basée sur les nombreux signes de découragement constatés dans le quotidien de plusieurs personnes de mon entourage et de moi-même », déclare As 2 Pik. Ce constat est fait dans le rang des jeunes hommes et femmes qui se battent au quotidien, mais qui, à cause de la situation que traverse le monde, sombrent petit à petit dans le désespoir. Pour elle, un travail opiniâtre est toujours couronné de réussite et tout homme doit aimer son travail avec abnégation et courage.

Travail et abnégation

Affiche de concert pour le dimanche 18 juillet 2021

Afin de se faire entendre par un public proche, la chanteuse s’est exprimée en quatre langues. Il s’agit de la langue fongbé, minan, adjagbé et française. Ce titre est disponible en ligne sur les sites notrezik.net ainsi que myadditive et sur la page Youtube “As 2 Pik Officiel” de la chanteuse. A la suite à ce single, As 2 Pik sera de retour, prochainement, avec un troisième album après les deux autres (“Gbeban” et “Soins intensifs”) qui marquent sa discographie.
Il est important de rappeler que As 2 Pik est originaire d’Athiémé et de Djakotomey. Elle a commencé la musique avec le rythme “Soyoyo” il y a une dizaine d’années. Ensuite, elle a forgé son propre style de musique avec le “Gogohoun”. Elle a fait une collaboration avec le fondateur du rythme Gogohoun le regretté Dahoue Doto. En rappel, elle fut danseuse et a tourné dans plusieurs clips avec Miss espoir, H20 et bien d’autres clips.

Julien Tohoundjo

Edition 2021 du projet “Sac o dos”

Pour la valorisation de l’art plastique au Bénin et ailleurs


Suite à la crise sanitaire qui a secoué le monde, le collectif “Sac o dos” relance de nouveau ses activités et se veut, comme toujours, être plus proche de la population à travers l’art. Pour cette nouvelle édition, une résidence de création a été faite par six artistes et qui va s’ouvrir sur une exposition collective à partir du 30 juin 2021 dans l’atelier de Eric Mededa, artiste plasticien béninois.

« Un peu de pagaille ». C’est le titre de la résidence et de l’exposition de l’édition 2021 du collectif “Sac o dos”. « Cette édition ne vient pas instituer la pagaille, mais nous remarquons que dans notre secteur d’activité, nous avons besoin d’une réorganisation. Nous avons vu les aînés et beaucoup de personnes faire et notre mot d’ordre est que nous n’attendons pas forcément le soutien avant de réaliser nos projets », souligne Eric Mededa. La résidence de création s’est déroulée du 23 au 28 juin 2021. Son but est de relancer les activités dudit collectif. En effet, « Un peu de pagaille » est l’un des projets que “Sac o dos” a initié pour relancer ses activités. Elle a duré 6 jours et s’ouvre sur une exposition collective qui sera faite du 30 juin au 15 juillet 2021.
L’exposition va réunir les œuvres de six artistes. Il s’agit de Franck Zanfanhouédé, Ninon, Achille Adonon, Eric Mededa, Mahoussi et Syka. Elle aura lieu dans l’atelier de l’artiste Éric Mededa à Fidjrossè Calvaire. Cet atelier va servir de base pour la relance des activités du collectif “Sac o dos”. « Dès que l’exposition est ouverte, elle ira beaucoup plus vers la population. Car, beaucoup estiment que les autres cadres formels d’exposition ne sont pas ouverts à tout le monde. Et ce projet souhaite amener l’art dans la rue pour être en contact avec les personnes que nous rencontrons dans notre environnement immédiat », explique Eric Mededa, artiste plasticien béninois.

Expositions et rencontres

“Sac o dos” est un collectif de trois artistes béninois, Achille Adonon, Éric Mededa et Eliane Aïsso. Ce collectif a initié, en 2018, un projet dans le cadre de la biennale de Dakar. Suite à cette participation, le collectif a organisé aussi d’autres activités, des expositions et des résidences d’artistes. Ces activités entrent en lien aussi avec la présente édition. De même, un atelier de peinture et d’essai ainsi qu’un atelier de rythmes traditionnels et de percussion seront organisés à l’endroit des enfants. D’autres résidences de création et d’exposition collective seront faites dans le cadre de cette édition. Il y aura aussi des rencontres discussion avec les artistes plasticiens. Une résidence est aussi en vue et dénommée “Rencontre”. Dans ce cadre, des artistes iront à la rencontre des autres plasticiens de la sous-région pour faire connaître les projets du collectif “Sac o dos”. Ce rendez-vous va faciliter la décentralisation de l’art plastique au Bénin. « Nous n’avons pas d’école, mais il y a une foison d’artistes dans notre pays. Et notre but est de faire la promotion des talents dans le domaine artistique. C’est un creuset qui nous permet de rencontrer nos aînés, d’échanger et de recevoir des notions de partage auprès d’eux », précise le plasticien.

Julien Tohoundjo

2ème édition du festival Fiff à Cotonou

Une plateforme de valorisation des œuvres féminines

Festival International des Films de Femmes


L’Association “EcranBénin” organise, du 14 au 18 septembre 2021, la deuxième édition du Festival International des Films des Femmes (Fiff) dont les activités vont se dérouler à Cotonou. Pour cette édition, la phase de présélection des productions de film réalisée par des femmes est en cours.

“Mettre en lumière le travail des femmes cinéastes, afin de les aider à solutionner de nombreux problèmes qu’elles rencontrent”. C’est autour de cette idée que “EcranBénin” organise, avec à a tête Cornélia Glèlè, le Festival International des Films des Femmes. Selon elle, « L’objectif principal de ce festival est de contribuer à la promotion et à la sauvegarde des travaux des femmes dans le cinéma en vue de leur promotion et de leur revalorisation ». En effet, cet événement est une vitrine qui permet aux femmes cinéastes de faire la promotion de leurs œuvres. C’est aussi un creuset qui donne une visibilité aux œuvres sélectionnées et diffusée.
Pour la présente édition, le Fiff va être organisé autour du thème «Regard du cinéma africain sur le pouvoir économique de la femme rurale ». A travers ce thème, le comité d’organisation souhaite inciter le public à découvrir les femmes et leurs aptitudes à travers le cinéma. Ladite édition s’annonce avec un programme riche d’activités. Dans ce cade, il aura lieu une conférence-débat sur le thème « Le cinéma comme outil pour mettre la lumière sur le pouvoir économique des femmes et proposer une autre histoire ».
L’événement sera aussi marqué par des projections des films qui sont en compétition, une visite touristique et un pique-nique avec les festivaliers à Porto-Novo. De plus, une formation sur la critique de Cinéma avec Charles Tesson et Djia Mambou est prévue. La fascination de cette édition est la soirée des Amazones. C’est une soirée dédiée à la distinction des femmes cinéastes africaines en général et celles du Bénin en particulier.
Suite à l’appel à film de cet événement, le comité a reçu, 113 films. Et dans l’attente du déroulement de ces activités, la présélection de ces films envoyés se déroule. Cette phase se déroule sous la houlette d’un Jury qui travaille déjà à faire ressortir les œuvres qu’il faut. Le comité invite à une forte mobilisation pour la réussite de cette édition malgré la crise sanitaire qui secoue le monde.

Julien Tohoundjo

Exposition d’œuvres photographiques


Dualité religieuse à travers la photographie

L’espace “L’art Galerie” accueille, dès ce mardi 15 juin 2021, l’exposition “Fermer” qui est un ensemble d’œuvres photographiques de Germain Lanha, artiste photographe béninois. Le vernissage de ladite exposition s’est déroulé dans les locaux de la galerie et ouvre l’exposition jusqu’au 18 juillet 2021.

« Il n’y a pas de différence lorsque quelque chose est fermé. Dans le contexte de cette exposition, je tiens compte de deux religions qui semblent détenir le monopole du secret et de l’évolution de la vie. Selon ces secrets, les secrets sont fermés. Mais la question est de savoir : Ces secrets enfermés dans ces religions ne sont-ils pas polichinelles ? », confie Germain Lanha, artiste photographe béninois. “Fermer” est le thème à travers lequel l’artiste expose ses œuvres. Dans ce cadre, il propose aux visiteurs des séries, une installation et une œuvre photographique. Cette dernière présente la dualité entre la vie et la mort.
“Inhumation” (photographie), “Les dieux nous parlent” (installation murale), “Djowamon” (une série de neuf œuvres) ainsi que “La différence” (une série de quatre œuvres) nous unit sont les sous-thèmes développés par l’artiste. En effet, ce qui peut marquer le visiteur, à travers cette exposition, est l’originalité des œuvres. La couleur blanc et noir choisie par l’artiste est originale et donne un sens à tout ce qu’il montre aux visiteurs. Il s’agit de la dualité dans la vie. Germain Lanha montre cette complexité à travers deux religions et implique l’homme au milieu. C’est ce que l’on peut comprendre à travers l’installation “Les dieux nous parle”. En face de cette œuvre, le visiteur qui vient avec un esprit fermé peut être embrouillé et ne pourra rien comprendre. Puisque les neuf œuvres photographiques présentent l’homme à travers plusieurs milieux. Et la seule chose à comprendre est qu’il n’y a que l’homme qui est au centre de toute chose. Ce n’est pas le bien et le mal ? La vie et la mort ? Juste une dualité ? C’est une réalité qui est fermée. Et lorsque nous ne sommes pas initiés, il sera difficile de toucher la réalité et de comprendre les choses.

Religion et sexe…

Germain Lanha, artiste photographe béninois 

Dans ses différentes œuvres, Germain implique le sexe féminin à travers la série “La différence qui nous unit”. Cette série est composée de quatre œuvres photographiques. « Le sexe féminin est représenté comme un être impur dans les religions. L’implication de la femme dans certaines réalités de la religion est très limitée. Son impureté est beaucoup plus marquée par ses menstruation. Mais à la fin, la personne qui encaisse beaucoup de coups, c’est la femme », explique l’artiste. C’est une réalité que l’on peut observer dans les religions. La femme est souvent mise de côté lorsqu’il s’agit des questions très sensibles et seul l’homme (sexe masculin) a l’accès facile. L’œuvre est exposée dans une case et le visiteur peut remarquer que l’artiste représente les deux religions à travers deux femmes. Pour dire que nous sommes différents et nous adorons différents dieux, mais la finalité est la quête de la paix, l’amour, la tranquillité, le bonheur, bref, le sens positif de la vie.
C’est une différence qui nous unit entre ces deux religions. Parfois, chacun est encré dans les réalités de sa religion en restant figée. Et cette différence crée, parfois, de la discorde ou des désunions. Mais au final, elle réunit les hommes. Cette série en dit plus et il est important que chacun visite ces œuvres afin de se retrouver. Pour visiter, il est bon d’avoir un esprit ouvert et ne pas se laisser fermer. L’exposition est ouverte à tout public jusqu’au 18 juillet 2021, à L’art Galerie situé à Parana dans la commune d’Abomey-Calavi.

Julien Tohoundjo

Concours d’art et exposition en Angleterre


Cyrus d’Hyzo arrache le premier “Prix du Peuple”

Cyrus d’Hyzo, artiste plasticien béninois

Du 22 avril au 22 mai 2021, la galerie d’art “Surface” d’Angleterre a exposé 228 œuvres d’artistes venus du monde. Dans ce cadre, le concours du Salon International de la Carte Postale 2021 est remporté par Cyrus d’Hyzo, artiste plasticien béninois.

Gèlèdè Yohhou. Tel est l’intitulé de l’œuvre de peinture (n°197) avec laquelle Cyrus d’Hyzo a remporté le premier prix du Salon International de la Carte Postale 2021. Il a réalisé cette œuvre à travers la technique “Acrylique sur papier Bristol”. Pendant la période de l’exposition, les œuvres sélectionnées ont été soumises au vote du public. Le vote a eu lieu sur le site de la galerie. Le but est d’obtenir plus de voies en faisant la promotion de l’œuvre en compétition. C’est ce défi qu’a relevé Cyrus d’Hyzo et il est le lauréat du “Prix du Peuple”, le prix décerné au gagnant. Ce prix lui donne accès à une exposition gratuite dans ladite galerie. « Ce qui m’a motivé à participer à ce concours est le rêve que j’ai de voir mes œuvres exposées dans le monde, d’atteindre plus de public », a confié Cyrus d’Hyzo.
A travers cette œuvre, l’artiste a réalisé un masque de la divinité Guèlèdè. C’est une richesse du patrimoine culturel et immatériel du Bénin. C’est une représentation qui met beaucoup plus l’accent, notamment sur les scarifications et de la danse. « Je voudrais beaucoup plus parler du Bénin et pour porter plus haut le flambeau de ma patrie, j’ai choisi de travailler sur ce masque », a-t-il expliqué. Son but est de valoriser les origines, les traditions, les réalités propres au pays. Pour Cyrus, ce masque est une marque pour le Bénin, notre identité.

Gèlèdè, œuvre remportant le premier “Prix du Peuple” de la galerie Surface en Angleterre.

En effet, les œuvres réalisées dans le cadre de cette exposition ont été envoyées en support physique. Et c’est cinq œuvres de peinture que le plasticien a réalisé pour participer à cette exposition concours. Il est important de souligner que dans le cadre de ce concours d’exposition, il est le seul artistique béninois ayant participé à cet événement. Il faut noter que “Surface” est un collectif artistique basé sur le développement professionnel qui se soutient mutuellement. Ce collectif est une entreprise sociale à but non lucratif qui existe pour soutenir les artistes en début et à mi-carrière. Cette promotion se fait, en grande partie par le biais d’expositions et d’événements professionnels ainsi que des résidences.

Julien Tohoundjo

Prix “Lydia Ludic Talents” 2021 au Bénin

Les trois gagnants du concours dévoilés au public

Duo Oboubé Ballo/ Myckael Agbenomba (Akm Two Two Nine)

Le prix “Lydia Ludic Talents” de cette année a connu ses trois premiers lauréats suite au vote du public sur les réseaux sociaux et la délibération faite par le jury depuis Espagne. La soirée de remise des prix a eu lieu, samedi 29 mai 2021, à Cotonou en présence des participants et les organisateurs.

Oboubé Ballo/ Myckael Agbenomba (Akm Two Two Nine) est le duo qui a reçu le troisième trophée du prix “Lydia Ludic Talents” 2021. Ce prix leur a été décerné dans la soirée du samedi 29 mai 2021. C’est un concours au cours duquel un artiste se met en binôme avec une personne influente. Et ces duos formés doivent, chacun, atteindre un public plus large sur le réseau social Faceboock à travers les folowers et les partages de publication. Le thème sur lequel les artistes ont réalisé est : Jackpot. Et le but final est de primer les trois premiers qui pourront relever le challenge et atteindre le public plus large. En effet, Oboubé Ballo, artiste plasticien béninois, a réalisé l’œuvre intitulée Jackpot d’une dimension de 50/50 cm. Sur cette œuvre, l’on aperçoit un homme qui a gagné au jackpot. Et autour de lui, il y a les symboles de jeu qu’on peut jouer dans les salles de jeux. Cette œuvre a été promue par son binôme à travers les réseaux sociaux.

Jackpot, l’oeuvre qui a valu le 3ème prix au duo Oboubé Ballo/ Myckael Agbenomba pour le concours “Lydia Ludic”

Comme prix, le duo a reçu une enveloppe financière de 250.000 francs Cfa. Devant ce binôme se dressent les duos Lionel Davinci Attere/ Ganiath Bello et Anthony Kakpodjo/ Mariam Ayibouki. Ils ont reçu, respectivement le 1er et le 2ème prix du concours. Ces derniers ont reçu aussi leurs prix. Une enveloppe financière d’un million pour le premier et 500.000 francs Cfa pour le deuxième. Il faut noter que ce concours a été lancé dans 5 autres pays également. Il s’agit du Burkina-Faso, la Côte-d’Ivoire, le Niger, le Rwanda et le Togo. Dans ces pays, les principes du concours sont les mêmes et les trois premiers sont désignés et primés. Au Bénin, ce concours a connu la participation de plus de 30 duos (artiste, journaliste ou la personne influente) dans le cadre de cette édition.

Julien Tohoundjo

Théâtre à la bourse du travail de Cotonou

13 talents à travers une intrigue les 28 et 29 mai prochain

L’Association “Dayihoun” et “Passage Production” présentent la pièce de théâtre Poléon les 28 et 29 mai 2021 à la Bourse du Travail de Cotonou.

Poélon est une histoire librement inspirée d’Hamlet. Et c’est cette pièce que Joël Lokossou fait la représentation les 28 et 29 mai 2021 à la Bourse de Travail de Cotonou. En effet, l’intrigue se déroule sur fond de guerre larvée entre deux royaumes : Verlande et Rocaille. Poléon, prince de Rocaille, grâce à son maître-espion, travaille à prendre Verlande intacte. Pendant ce temps, à Verlande, l’assassin du roi, qui n’est autre que son frère, monte sur le trône. Il accède au pouvoir avec l’aide de la machiavélique Gertrude, veuve du défunt roi. Cette dernière devient vite sa femme. Le prince Gonzague, à qui son père mort est apparu, prépare sa vengeance. Mais il est amoureux…
Parviendra-t-il à ses fins ? Par quelle stratégie ou méthode le fera-t-il ? L’on peut se poser plusieurs questions, mais cette pièce donnera l’intégralité. C’est une pièce qui peut réveiller les esprits de plus d’un. Surtout que des notions de la vie y figurent. Des notions de trahison, manipulation, vengeances, meurtres, coups d’état et de théâtre seront au rendez-vous. C’est un ensemble d’éléments qui révèlent le côté dramatique, doux et simple des situations de la vie. Il est important de suivre cette représentation pour en tirer des leçons. Par ailleurs, Poléon est un texte de l’auteur français Pascal Adam. Il sera présenté par 13 talentueux comédiens béninois. Il s’agit de Joël Lokossou, Jean-Louis Kédagni, Carole Lokossou, Florisse Adjanohoun, Bardol Migan, Sophie Métinhoué Dansou, Casimir Agbla, Grâce Agnila, Ornela Fagnon, Serge Dahoui, Amagbégnon Eklou, Gloria Dagbenayin et Ilarie Amah.
La représentation sera faite le vendredi 28 mai 2021 à partir de 20 heures et le samedi 29 mai 2021 à 17 heures précises. A cet effet, le public est aussi convié autour de cette représentation exclusive. L’entrée à cette représentation est fixée à un seul tarif de 5.000 Franc Cfa et ce, sous réservation.

Julien Tohoundjo

6ème édition de “Sahel Festival et Musiques du Monde”

Vicky la Légende représente le Bénin

Du 13 au 17 mai 2021, Niamey et Zinder abritent les activités de la 6ème édition de “Sahel Festival et Musiques du Monde” au Niger. Près d’une dizaine de pays d’Afrique participe à cet événement dont le Bénin qui est représenté par Vicky la Légende, artiste chanteuse béninoise. 

“Leadership féminin au service du développement durable des industries culturelles”. C’est le thème central autour duquel l’édition 2021 de “Sahel Festival et Musiques du Monde” se déroule. Dans ce cadre, Vicky la Légende, artiste chanteuse béninoise, représente dignement les couleurs de son pays. Sa présence à cet événement est une occasion, pour elle, de présenter beaucoup plus le Bénin à travers sa diversité culturelle et son patrimoine culturel. Cet événement est une initiative de l’« Association pour L’Émergence de la Culture Africaine ». Son premier responsable est Djobala Hassane. L’objectif est de renforcer la visibilité des artistes du Sahel sur le plan international. L’idée de cette rencontre est de créer un cadre d’échange culturel entre les jeunes des différents pays du Sahel et de rapprocher, à travers des manifestations culturelles, les Africains de la diaspora et ceux du continent.
L’édition 2021 du “Sahel Festival Musiques du Monde” se tient du 13 au 17 mai 2021. Dans ce cadre, le festival a investi, le 13 mai 2021, l’Académie des Arts Martiaux de Niamey. Le 15 Mai 2021, l’investiture du “Musée National de Niamey” a été faite. Le 16 mai, le “Grand Cimetière de Zinder” a connu aussi son investiture. La 6ème édition dudit événement célèbre la femme et rend hommage à Yehenou Armel, Directeur Général de “Wassa Production”.

Julien Tohoundjo

Exposition d’œuvres d’art


Ulrich Gbaguidi ou la question de la “Transition”

La galerie “Arts Vagabonds” accueille, dans ses locaux, l’exposition d’une trentaine d’œuvres d’art de Ulrich Gbaguidi, artiste plasticien béninois, concentrées autour de la notion de “Transition”. Le vernissage de l’exposition a eu lieu, samedi 15 mai 2021, au siège de ladite galerie et est ouvert au public jusqu’au 16 juillet 2021.

Transition. C’est à travers cette notion que la Galerie “Arts Vagabonds” a collectionné une trentaine d’œuvres de peinture du plasticien béninois Ulrich Gbaguidi. Les œuvres collectionnées et exposées dans ce cadre sont réalisées entre 2014 et 2021. Dans un espace bien aéré, elles sont accrochées au mur et offrent un éclat plus agréable aux visiteurs. L’installation d’un ensemble d’œuvres de peinture, de portrait, la représentation de la nature et des séries de toiles marquent agréablement les locaux de cette galerie. Ces œuvres sont disposées harmonieusement et évitent aux visiteurs l’ennui et suscitent de leur part plusieurs questions.
Et pour justifier l’intérêt de ces tableaux, l’artiste se réfère à la vie de l’homme, une existence parsemée de transitions. « De notre enfance à notre mort, en passant par l’âge adulte, nous sommes dans une perpétuelle mutation. A chaque étape de notre vie, nous sommes sujets d’événements qui alimentent un pan de notre mémoire et qui nous permettent d’être », a confié le plasticien. L’installation des tableaux d’œuvres réalisée par l’artiste corrobore d’ailleurs cette métamorphose de l’homme. Elle est intitulée Héritage, un ensemble de plus de 16 tableaux en corrélation avec quatre autres de petites et grandes dimensions. Dans ce cadre, l’artiste ne met pas un ordre dans la succession des tableaux. Pour lui, tout change à tout moment et les changements sont, parfois, brusques ou violents. « La succession de bien d’un défunt est sujet de violence. Cela est du commun de notre vie, aujourd’hui », a précisé Ulrich Gbaguidi. La bande rouge utilisée entre les réalisations du plasticien traduit cette violence dont l’on peut être souvent victime de la part de la famille ou même entre peuples.
Transition invite donc le visiteur à aller au-delà de ses perceptions. Elle est un florilège qui invite le visiteur à s’intérioriser, à mieux définir son personnage devant les maux qui minent toute notre vie. Elle est une collection qui retrace la vie, met la lumière sur la femme, l’endogénéité, la réciprocité ou les faits sociétaux en indexant l’individu.

Création du concept

« L’être humain est au-delà de tout et il faut se célébrer chaque fois pendant que nous avons encore la chance ou des occasions de vivre sur terre », a précisé Christel Gbaguidi, pédagogue du théâtre et commissaire de l’exposition. Dans son mot de bienvenue, il a présenté le concept de l’exposition ainsi que la galerie. En effet, cet événement s’inscrit dans un concept grâce à trois têtes pensives qui veulent atteindre des objectifs clairs. « Ici, nous avons “Arts Vagabonds Rézo Afrik Bénin” qui est l’organisation principale et existe depuis 2007. A cette galerie, se joignent “Bénin-Berlin Gallery” et “Benin Fresh Food Group Sarl” », a-t-il expliqué.
“Arts vagabonds” est un creuset qui permet de célébrer tous les arts et de permettre à la jeunesse de promouvoir son talent. Le but est de créer le pont entre l’Europe et l’Afrique afin de mettre fin aux guerres de l’héritage post-colonial. L’idée est de réunir les peuples du monde autour d’une même table dans l’harmonie et la joie de vivre. Comment établir un pont afin que le dialogue soit ? C’est dans la quête d’une réponse à cette question que l’aventure a commencé avec “Arts Vagabonds”. Et cette idée a évolué à travers la promotion des arts et de la culture dans plusieurs sous-secteurs dudit domaine. L’exposition est ouverte à tout public et à toutes personnes qui souhaitent visiter ou même amener une œuvre chez lui. La visite se fait tous les jours et ce, jusqu’au 16 juillet 2021.

Julien Tohoundjo

Spectacle de danse à l’Institut français de Cotonou

Un hommage à la gent féminine


Rachelle Agossou et Carmélita Siwa, toutes deux danseuses professionnelles béninoises, ont présenté, chacune, une pièce de danse contemporaine en hommage à la femme. Ces pièces ont été présentées, vendredi 14 mai 2021, sous la paillote dudit Institut, en présence d’un public mixte.

Entre être ou ne pas être et Sika. Tels sont, respectivement, les intitulés des pièces de danse présentées par Carmélita Siwa et Rachelle Agbossou. Sous les projeteurs de la scène et des musiques de fonds, les danseuses ont su faire voyager le public à travers leur présence scénique. L’harmonie dans les mouvements et les paroles prononcées, de temps en temps, donnent tout le sens à chacun des deux spectacles de ladite soirée. La particularité de ces représentations est qu’elles mettent en valeur cet esprit d’ouverture, de force et de courage dont fait preuve la femme. « Les spectacles de ce soir m’ont beaucoup plus touché. Celui de Rachelle était très émouvant parce qu’elle nous a fait ressentir ce qu’elle-même éprouvait. Elle a exprimé ses souffrances intérieures à travers l’histoire de sa sœur », a confié Carole Borna, conseillère technique aux arts du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Pour elle, ce sont des faits réels qui arrivent dans la vie, tous les jours. « Les femmes souffrent plus que les hommes parce qu’elles traversent beaucoup de situations dans ce monde. Ce que Rachelle nous a montré aujourd’hui, c’est l’expression d’une femme forte, qui éprouve, parfois, des sentiments contradictoires, mais qui resplendit. On sent la force et le courage qui jaillissent », a souligné Carole Borna.
La force, le courage et la détermination sont les expressions qui ont été beaucoup plus véhiculées à travers les deux représentations. C’est par des formes de prisons ou barrières que chacune d’elles a conçu son idée pour passer son message. De son côté, Carmélita Siwa a posé des lanternes en forme de carré. Autour de la disposition de ces dernières, le projecteur dessine un cercle. Avec ses mouvements dans cet espace, l’on comprend sa détermination à briser, coûte que coûte ces barrières afin de se libérer. Ce qu’elle a fini par faire afin d’accéder à une autre étape ou dimension de la vie. « Il y a une sorte de prison. Lorsque l’on dessine un carré, il est possible de trouver deux cercles : un de l’intérieur et l’autre à l’extérieur. Ils représentent, dans ce spectacle, la communauté. Celle-ci s’appréhende tel un poids qui aide parfois à aller de l’avant ou qui freine. Et il fallait trouver un moyen de faire sortir sa tête des trois cages (le carré et les deux cercles) », a expliqué Carmélita Siwa. En effet, elle évoque les difficultés qui retardent la femme dans plusieurs domaines. Carmélita s’est donc basée sur ses propres expériences en tant que femme et artiste béninoise. « Pour ma part en tant qu’artiste, nous ne sommes jamais satisfaits, mais je me sens soulagée parce que j’avais quelque sur le cœur à dire et je l’ai fait », a-t-elle précisé.

Soirée riche en émotions

Rachelle Agbossou dans la pièce Sika à l’Institut français de Cotonou

Sika, le solo de Rachelle a été diffusé en direct au Brésil dans le cadre d’un projet de solo international. C’est une pièce conçue à partir de l’expérience propre de sa sœur. Les émotions de cette pièce ont beaucoup plus touché le public. Les deux danseuses ont fait preuve d’énergie déployée lors des représentations. L’assistance a eu le privilège de voyager à travers le jeu d’acteur.
Bien que cette soirée soit simple, l’on peut comprendre qu’elle a été spéciale en hommage à la femme. Elle a permis la présentation de deux propositions de pièces de deux femmes de générations différentes. Dans le rang du public et même pour les danseuses, l’émotion était grande.
Après chaque représentation, le public a eu le privilège d’échanger avec la danseuse autour de l’idée de la pièce. D’autres questions liées à la société et le parcours des danseuses ont meublé les échanges.

Julien Tohoundjo

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