Exposition “L’Effigie de la Mine” à Akpakpa

Vital Akigbe et son affection pour les visages

L’Association des Storyboarders du Bénin (As-Bénin) a, dans le cadre de ses activités, ouvert l’exposition des œuvres de Vital Akigbe, artiste portraitiste béninois. Le vernissage a eu lieu, mardi 15 septembre 2020, dans les locaux du siège de l’Association à Akpakpa, en présence des amis de l’artiste et les amoureux de l’art.

“L’Effigie de la Mine”. Tel est le thème autour duquel s’organise l’exposition d’une dizaine d’œuvres de Vital Akigbe. Des œuvres qui mettent en valeur l’expression du visage de l’homme. Que cela soit un homme, une femme ou un enfant, chaque visage transmet un message. C’est sous l’influence des visages qu’il travaille. Avec la technique de “Crayon graphique” que l’artiste réalise ses œuvres de portrait sur papier. Il réalise des œuvres en couleur, mais il fait beaucoup plus des réalisations en noir et blanc. Les tableaux présentés à cette occasion offrent des visages avec des mines.
La joie, la colère, la sérénité, le courage, la peur, etc., sont autant d’expressions que l’on peut lire à travers un visage. « Lorsque je trouve un visage qui m’attire, j’essaie de représenter et je fais beaucoup plus attention à l’émotion que présente le visage. Pour réaliser ces œuvres, j’utilise les crayons graphistes et le fusé », a confié Vital Akigbe. Il a commencé par produire les œuvres portraitistes, il y a trois ans déjà, mais il n’a pas été facile pour lui dès les débuts. « Au début, c’était un domaine difficile, pour moi. J’ai, avec le temps, eu envie de me perfectionner avec cet art. Dans mes recherches, j’ai trouvé une affection pour les visages », a expliqué l’artiste. La qualité de ses œuvres prouve sa détermination puisque les œuvres se réalisent à main levée.
Le combat de l’As-Bénin

Salle de la galerie de l’association des Storyboarders du Bénin.

C’est la qualité des œuvres réalisées qui a amené l’Association des Storyboarders du Bénin à accompagner l’artiste. « C’est un artiste qui maîtrise le crayon graphiste et qui arrive à gérer le clair-obscur, les archures ainsi que les matériels de dessin qui sont difficiles pour cet art. L’ayant vu à l’œuvre, nous avons compris qu’il mérite d’être connu par le public », a précisé Constantin Adadja, président de l’As-Bénin. A l’en croire, l’espace qui accueille “l’Effigie de la Mine” a été aménagé selon la circonstance. Ladite exposition est ouverte au public pendant deux semaines. Les œuvres sont aussi à vendre pour les personnes qui souhaiteraient acheter.
A noter que Vital Akigbe est titulaire d’une licence professionnelle en science juridique, option Droit public. Il s’inspire de son amour pour la nature, les mangas, la musique et la femme pour s’exprimer à travers son art. Il pratique son art par le portrait à main levée et le quadrillage. Par ailleurs, le but de l’As-Bénin est de faire de son siège une maison artistique pour les artistes dessinateurs et un endroit de visite pour les amoureux de cet art. Ce siège va aussi accueillir des événements dans ce sens et va faciliter une visibilité sur les réalisations des artistes dessinateurs. De même, elle souhaite mettre de la lumière sur les jeunes artistes qui ont du talent et qui méritent d’être connus par le public. L’As-Bénin juge qu’il est nécessaire de rester aux côtés de ces jeunes et de valoriser leur travail.

Julien Tohoundjo

Musique béninoise

Retour de Liss Mouss avec un nouveau single

Après deux albums, Liss Mouss, artiste chanteuse béninoise, revient à travers un nouveau single avec le rythme “Tôba” modernisé. Ce nouveau titre est officiellement lancé, mardi 15 septembre 2020, sur les différentes plateformes de téléchargement.

Dô xô vivi nu mi, en français “Dis-moi des mots doux” ! Tel est le nouveau-né du répertoire musical de Liss Mouss. Ce nouveau titre célèbre l’amour sur tous les plans et surtout celui qui unit deux êtres (un homme et une femme). Avec cette chanson, la chanteuse souhaite redonner de l’espoir aux personnes qui ne croient plus à l’existence de ce sentiment. C’est une chanson qui magnifie l’amour au sens propre du terme. Afin de mieux passer son message, la chanteuse s’est exprimée dans deux langues : le fon-gbe et le français. « C’est une chanson d’amour que j’ai produite afin d’aider les gens à continuer de croire à l’existence de ce sentiment et d’y prendre soin », a précisé la chanteuse.

Ce morceau, d’une durée de 4 minutes 13 secondes, est désormais mis en ligne pour les amoureux de la musique et tout le public. Il est disponible sur le compte Youtube de l’artiste et d’autres plateformes de téléchargement. Dô xô vivi nu mi fait partie des singles avec lesquels elle compte réaliser son retour très prochainement. Ce morceau est un avant-goût que Liss Mouss donne au public pour l’album qui va être lancé avant la fin de l’année en cours.
Elle a fait ses premiers pas dans l’arène musicale en 2008 aux côtés du feu Dahouè Doto. Elle a, à son actif, deux albums qui sont déjà sur le marché. Il s’agit de Biyou qui veut dire “ ça vaut de l’Or”, réalisé en 2010. Le deuxième album est sorti en 2015 et a pour titre Djindé qui veut dire “ J’ai de l’espoir pour l’avenir”. Liss Mouss est beaucoup plus connu à travers le rythme ‘’Gogohoun’’. C’est un rythme traditionnel développé dans la région Adja du Bénin.

Julien Tohoundjo

Projet “Sukiana” dans le nord du Bénin

Vers la résolution des conflits entre éleveurs et agriculteurs

Dans la région nord du Bénin, des conflits se remarques entre éleveurs et agriculteurs. Dans le but de mettre fin à ces conflits, l’Association “Iminrio” a initié le projet “Sukiana”. Pendant trois mois (février, mars et avril), la phase de collecte d’informations s’est déroulée dans les communes de Savè, Tchaourou et Sinendé.

Collecte de données des récits des conflits antérieurs et des modes de règlements traditionnels. Telle est la mission qu’a menée l’équipe technique de “Sukiana” pendant trois mois. Au cours de cette période, le groupe de travailleurs a fait des descentes dans les foyers de collectage mis en place dans les communes de Savè, Tchaourou et Sinendé. Ils ont rencontré les populations de ces communes, notamment des éleveurs, des agriculteurs, des élus locaux et communaux, des journalistes, des historiens, des griots, des chefs traditionnels, des dignitaires religieux ainsi que des sociologues.
Le but de cette mission est d’avoir des récits des conflits et des modes traditionnels de règlement de ces conflits. Dans cette logique, Sukiana décide de contribuer à la réduction des conflits récurrents et saisonniers entre éleveurs, agriculteurs dans le nord du Bénin. Pour y arriver, le projet propose les arts de l’oralité comme un moyen de règlement pacifique des conflits. « Sans la paix, pas de développement », dit-on. Ces conflits entre deux groupes socioculturels créent d’énormes dégâts aussi bien matériels qu’humains.
Cette mission est la deuxième activité dudit projet. Elle a permis de recueillir plusieurs informations. Les populations de ces localités ont raconté les faits passés de ces conflits. Les points communs mis en exergue par ces populations sont l’abus des stupéfiants, la proximité des terres, la petite superficie des couloirs de transhumance, le mauvais partage des terres et le pâturage par des mineurs. De même, qu’il s’agisse des agriculteurs ou des éleveurs, le moyen de règlement le plus utilisé par les deux parties est celui de la violence.
De ce moyen, il ressort de nombreux dégâts matériels tels que des fermes incendiées, des animaux tués, des champs détruits ou incendiés, des provisions volées dans les champs et les plus déplorables sont les pertes en vies humaines. Avec ces pertes, l’on note la désolation des braves paysans qui finissent la saison sans obtenir, ne serait-ce qu’une partie de leur investissement dans les champs. C’est une remarque qui se fait aussi au niveau des éleveurs. Ces derniers perdent des dizaines de bœufs, soit des millions de franc CFA.
Solutions proposées

Entretien avec un sage des éleveurs dans le cadre du projet Sukiana

Les personnes qui racontent cette histoire le font avec beaucoup de tristesse, la voix qui tremble, parfois, les yeux embués et des larmes. Ces impressions prouvent l’ampleur du danger au niveau des deux camps. Confiantes de la méthode pacifique du règlement des conflits que propose Sukiana, les populations n’ont pas manqué de proposer des solutions. Parmi ces solutions, on note l’éducation sur les méthodes ancestrales comme le dialogue (un moyen simple de règlement) et une campagne de sensibilisation sur les dangers des produits contrefaits et l’abus des stupéfiants. Elles ont surtout souhaité la création d’un centre d’écoute, de concertation et de médiation dans les départements du Bénin.
Vu l’importance de la situation, les récits ont été enregistrés par des appareils audiovisuels afin de ne pas oublier les différents détails importants. Ces informations recueillies vont servir à la création d’un spectacle de rue pluridisciplinaire et plurilingue.
Rappelons que le projet “Sukiana, une criée publique pour la paix et la cohésion sociale entre peuls et cultivateurs dans le nord du Bénin” est mis en œuvre par l’Association Iminrio, en partenariat avec les Associations Aora Culture et Paroles d’Afrique, avec l’expertise de l’Association Katoulati. La première phase de ce projet a commencé depuis le 03 octobre 2019. Elle va prendre fin le 03 octobre 2020. Sukiana est financé par le Consortium Culture At Work Africa et co-financé par l’Union européenne.

Par Julien Tohoundjo

5ème édition de “Bénin Révélation Stars”

Hommage aux grandes figures de la musique béninoise

L’Espace Mayton a accueilli, dans la soirée du samedi 29 août 2020, la première prime du concours de musique “Bénin Révélation Stars”. Cette première soirée s’est déroulée en présence de Koffi Attédé, directeur de la Direction des Arts et du Livre (Dal) qui est en même temps le représentant du ministre de la culture.

Au total 8 candidats ont presté lors de la première soirée du concours “Bénin Révélation Stars”. Il s’agit de Francis Ballo, Victoire Salami, Christian Aoutcheme, Aurelle Faro, Wenceslas Ahlonsou, Narcisse Montcho, Winner Senan et Jérémie Adjaho. Ces talents étaient face à un jury composé de trois membres. Ce tribunal a été assuré par Habib Dakpogan, Assiki Wa et Méchac Adjaho. Lors de cette soirée, les candidats ont passé deux étapes. Lors de la première partie, chaque candidat a fait un passage avec un morceau au choix. La particularité de cette étape, c’est qu’elle n’est pas éliminatoire et à la fin de chaque prestation, les interprètes reçoivent les conseils de la part du jury et des notes. Au terme de cette soirée, Christian Aoutcheme a occupé la première place avec 30 points au total, Jérémie Adjaho vient en deuxième position suivi de Narcisse Montcho, Wenceslas Ahlonsou, Aurelle Faro, Francis Ballo, Winner Senan et Victoire Salami.
Au cours de la première partie qui est éliminatoire, les talents ont rendu hommage à deux icônes de la musique béninoise : Sèssimè et Wilf Enigma. Le titre Guigo de Sessimè a été interprété par les dames et Awame de Wilf Enigma repris par les hommes. Pour cette deuxième partie, les jurys et le public ont été émerveillés par la qualité des prestations. Des tonnerres d’applaudissements et de la bonne ambiance ont accompagné la prestation des candidats. Ils ont accordé un moment de grâce à tout le monde.
Présence saluée

Prestation de Francis Ballo lors de la première soirée de Bénin Révélations Stars

A cette soirée, d’autres figures de la musique ont aussi fait le déplacement pour assister à cette première soirée. Marcel Padey, Sena Joy et bien d’autres. Le ministre du tourisme, de la culture et des arts a été représenté à cette soirée par Koffi Attede, directeur de la Dal. « Je voudrais féliciter l’ensemble de l’équipe d’organisation de cette édition de Bénin Révélation Stars que le ministre a reçu il y a quelques jours pour les encourager et leur promettre, surtout, le soutien technique et institutionnel du ministère pour un tel événement aussi important. Ce qui rejoint un certain nombre de programmes gouvernementaux. Notamment ceux qui consistent à déterminer les talents dans les disciplines artistiques du Bénin », a-t-il confié. Pour le directeur, cet événement rejoint, largement, la vision du gouvernement en ce sens qu’il permet de mettre la main sur des génies cachés et qui n’ont pas l’occasion de s’exprimer. « Ce soir, nous avons vu des talents aussi bien au niveau des instrumentistes qu’au niveau des vocalistes et des interprètes. Nous avons des substances sur lesquelles nous pourrons travailler au niveau du ministère et du gouvernement du Bénin », a souligné Koffi Attede.
Pour la suite de cette compétition, deux prochains primes seront organisées afin de détecter les meilleurs talents de cette édition. Bénin Révélation Stars est un événement initié par Tony Yambode et qui vise à célébrer les grandes figures de la musique béninoise à travers les jeunes talents.

Par Julien Tohoundjo

Rencontre-discussion à “Le Centre”

Sur les traces de Rachelle Agbossou

Dans le cadre du programme “Artiste en présence”, l’espace artistique “Le Centre” a organisé une rencontre d’échanges avec Rachelle Agbossou, directrice artistique de la compagnie “Walô”, chorégraphe et danseuse afro contemporaine. c’était une occasion pour l’artiste de partager ses expériences avec le public. Cette rencontre a eu lieu, mercredi 26 août 2020, dans les locaux dudit centre, dans le respect des gestes barrières du Covid-19.

Rachelle Agbossou a conduit une rencontre d’échange et de partage d’expériences avec un public composé des enfants, jeunes et adultes. La danseuse a exposé, lors de son intervention, sa carrière artistique. En 1999, elle a commencé sa carrière dans la danse. « Je faisais mes études au département d’anglais à l’Université d’Abomey-Calavi. En 1999, le groupe de l’Ensemble Artistique et Culturel des Etudiants (Eace) était confronté à un problème. Il manquait une fille pour que l’équipe soit complète (10 personnes) afin de participer au Festival des Clubs Unesco d’Afrique de l’Ouest (Fescuao) à Yamoussoukro. Dans ma faculté d’anglais, je faisais du théâtre, de la danse aussi et je jouais à la percussion. Me connaissant, quelques amies du groupe avaient répété les ballets avec moi, en privé. Mon courage et ma détermination m’ont permis de vite maîtriser les pas de danse. Ainsi, j’ai eu mon premier contact avec la danse proprement dite », a confié Rachelle Agbossou. Le spectacle de restitution des ballets créés, dans le cadre du Fescuao, a permis à Rachelle d’intégrer, en 2000, le ballet national. Ce nouveau pan de sa vie s’est réalisé grâce au soutien de sa famille et ses amis qui l’encourageait. Elle commencé sa carrière de danseuse en tant qu’amateur de la danse et a fait 4 ans au sein du ballet national.
Création de la compagnie “Walô”

Respect des gestes barrières du Covid-19 lors de la rencontre-discussion avec Rachelle Agbossou

Pendant ces quatre années, elle a pratiqué, de façon rigoureuse, la danse traditionnelle. En 2004, la chorégraphe a découvert la danse contemporaine. Cette rencontre lui a permis de comprendre que la danse constitue un outil de communication et le socle du développement d’une nation. Cet outil est avantageux lorsque la danse est utilisée pour sensibiliser, dénoncer des violences qui s’observent dans la société et aussi en abordant d’autres thèmes. C’est cette idée qui a poussé Rachelle et ses coéquipières à organiser, en 2005, la première édition de la journée internationale de la danse au Bénin. Cette proposition a été murie et accompagnée par leurs aînés du domaine. « Pour célébrer cette journée, il fallait que moi je fasse une prestation avec une amie danseuse. Quelques minutes avant d’aller sur scène, le présentateur m’a demandé le nom du groupe. Sans trop réfléchir, j’ai donné comme nom “La compagnie Walô” », a expliqué Rachelle Agbossou. C’est à cette occasion qu’elle a créé sa compagnie artistique. « J’étais beaucoup plus intéressée par tout ce qui a rapport avec l’aptitude, le comportement dans la société. J’ai entendu beaucoup de choses sur les danseurs et danseuses. De ces observations, j’ai compris que l’on peut être artiste dans n’importe quel domaine et constitué un exemple pour la société », a-t-elle souligné. Selon la chorégraphe, l’artiste n’est pas riche en matériel, mais il l’est en expériences, rencontres, etc.

Présentation de la pièce de danse Indélébile à Le Centre

Cette rencontre-discussion a favorisé au public de comprendre beaucoup plus dans le domaine de la danse à partir des expériences de Rachelle Agbossou. Elle n’a pas manqué de parler de la façon dont elle tient le cap durant cette période de confinement où il n’y a plus de spectacle de danse. A la fin de cette discussion, une représentation a été faite au public pendant trente minutes environs. Il s’agit de la pièce Indélébile présentée par Lucrèce Atchade et Doegamou Atrokpo. Cette pièce est encore en phase expérimentale, en création.

Par Julien Tohoundjo

Initiation dans le domaine de l’animation

Treize jeunes à l’école de Aciab

L’Association des Cinéastes de l’Image Animée du Bénin (Aciab) a organisé un week-end de formation dans le domaine de l’animation à l’endroit des jeunes passionnés par l’animation de l’image, le montage et la technique du dessin. Ladite formation a eu lieu, du samedi 22 au dimanche 23 août 2020, dans les locaux Centre Régional de Post production et de Formation du Conseil Internationale des Radios-Télévisons d’Expression Française (Crpf-Cirtef) sis à Cadjèhoun, dans le strict respect des gestes barrières du Covid-19.

Ils sont au total 13 jeunes passionnés par l’animation du dessin, le montage vidéo et la technique du dessin. Ces derniers ont participé à la première édition du projet “Week-end Animé” initié par l’Aciab. Pendant ces deux jours, plusieurs activités ont été déroulées : initiation aux techniques et métiers du cinéma d’animation, réalisation de dessin animé sur Tvpaint, découverte de la technique de pixilation, partage d’expériences avec un réalisateur de film d’animation et remise d’attestation. Cet atelier de formation a réuni des participants issus de plusieurs secteurs d’activités, des élèves et professionnels du métier. Cette première phase est expérimentale et bien accueillie par les participants. « Ce week-end de formation est plus qu’une joie pour moi. C’est un week-end qui ma fait sortir de ma bulle, j’ai compris beaucoup de choses. Au terme de cette séance de formation, je suis initié dans le domaine de l’animation. A la maison, je peux animer une balle, une fleur, etc. Les formateurs nous ont donné les techniques de base qui concernent ce domaine », a confié Pathreecia Dekadjevi, participante. Pour elle, c’est une initiative à louer et qui permet aux jeunes de s’initier dans le domaine et retrouver leur passion. Ainsi, ce temps de formation a profité à chacun et à tous. Un moment qui a permis à Roger Kpovihouede, participant, d’avoir le nécessaire afin de mieux comprendre ce qui se passe dans ce secteur. « A voir la qualité de la formation, l’organisation, la manière dont les formateurs se sont donnés pour le nécessaire de ce qui a été prévu, c’est une opportunité qui nous a été offerte », a-t-il précisé.
Dans le rang des organisateurs, cette phase expérimentale a permis de trouver des réponses à des questions. « Je ne saurais exprimer toute la joie ressentie au cours de cette première édition du Week-end animé. Comme déjà mentionné, c’était une phase expérimentale et celle-ci a dépassé nos attentes. Les participants étaient sympas, motivés et attentifs. Les formateurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes », a martelé Bénédict Saïzonou, président de l’Aciab. Pour les formateurs, la joie est aussi partagée. « Je suis content et satisfait de la tournure de cette formation, l’implication des membres de L’Association et des participants », a clarifié Odilon Assou, directeur exécutif de l’Aciab et formateur.
Lors du déroulement de cette formation, les participants ont eu une séance d’échange d’expériences avec Éric Egbara, réalisateur du dessin animé. « Le simple fait de voir à quel point les gens sont intéressés par l’animation et désireux de comprendre l’art dans son ensemble est très encourageant. Je pense que cela peut aider au développement de l’industrie de l’animation », a-t-il souligné, avant d’ajouter : « J’encourage ces premiers participants dans leurs domaines respectifs. J’ai eu la chance de voir des graphistes, photographes, communicateurs, juristes, journalistes etc. Ils étaient tous intéressés par l’animation et ont donné des retours positifs »
Bref aperçu sur l’Aciab

Déroulement de la formation de 13 jeunes aux techniques de l’animation

L’association des cinéastes de l’image animée du Bénin (Aciab) est un creuset qui rassemble des femmes et des hommes ayant en partage la passion pour le cinéma d’animation (dessin animé).
Active depuis janvier 2020, l’Aciab a pour objectif principal de faire la promotion du cinéma d’animation africain à travers des actions visant à révéler tout ce qui se fait dans ce sens au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine.
Dans le but d’atteindre cet objectif, quatre activités ont été initiées : la projection des dessins animés dans les cours primaires, l’organisation de la grande nuit du cinéma d’animation ouest-africain et les micro-sessions d’initiation aux métiers du cinéma d’animation. Le programme “Week-end animé” est mis sur pieds pour permettre aux passionnés des films d’animation et aux simples curieux d’en apprendre sur l’histoire du cinéma d’animation, de toucher le matériel et les logiciels utilisés dans la fabrication du dessin animé et d’échanger avec les réalisateurs locaux par des séances de partage d’expériences.

Par Julien Tohoundjo

Edition 2020 de la Jistna

L’appel de Jean-Michel Abimbola

Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts

Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition (Jistna), a adressé un message d’hommage aux âmes qui ont été victimes.

A l’accoutumée, le 23 août est la journée dédiée au souvenir de la traite négrière et de son abolition. Cette année, le Bénin célèbre le souvenir de lune des pages les plus sombres de l’histoire de l’humanité. La présente édition sest déroulée dans un contexte spécial. Il s’agit des contraintes imposées par la pandémie du nouveau coronavirus. Pour Jean-Michel Abimbola, il est important de se sacrifier, malgré tout, afin dexalter cette journée. « Dimanche 23 Août 2020, nous nous souviendrons de tous les Déportés béninois et africains, ceux de la traite transsaharienne, de l’Océan indien et ceux de la traite transatlantique. Nous nous souviendrons de tous les déportés Noirs », a déclaré le ministre.
Selon lui, le courage dont ont fait preuve ces déportés dans les luttes contre leurs bourreaux pour la conquête de leur liberté et la concrétisation de leur rêve pour un monde meilleur. « Nous nous inclinons devant leurs mémoires. C’est le sens à donner à la cérémonie solennelle de recueillement que le Mémorial de Zoungbodji à Ouidah va accueillir demain, au nom de tous les Béninois », a annoncé le Jean-Michel Abimbola. Le choix de cette journée n’est pas un effet du hasard. Cest le jour pour se souvenir des victimes de la Traite négrière et de son abolition. « Cette date correspond à l’anniversaire de l’historique révolution des esclaves avec à leur tête, le valeureux descendant d’esclave d’origine béninoise Toussaint Louverture, dont la victoire a conduit à la création de Haïti, la première république noire. C’était le 23 Août 1791 », a-t-il rappelé. Il est donc devoir du ministère de tout le monde d’œuvrer afin que l’histoire liée à cette tragédie ne soit pas oubliée.
En effet, l’on nefface pas l’histoire par le silence. « Cest pourquoi j’exhorte chaque Béninoise et Béninois à faire preuve de résilience en provoquant le débat, sans passion, dans les familles, les villes, les régions pour éviter les ressentiments entre Béninois. Cest ainsi que nous comprendrons mieux les Afro-descendants dans leur quête de retour à la source. Nous ne pouvons les accueillir dignement et fraternellement quen connaissant mieux notre histoire commune », a détaillé le ministre. Le programme scolaire au collège contribue déjà à ce devoir de mémoire qui incombe à tout le monde et notamment à la jeunesse.
Sursaut patriotique
Depuis 2014, le peuple des Antilles, de l’Ile de la Réunion, des Etats Unis, du Brésil, de la France et d’ailleurs viennent commémorer cette fête à la Porte du Non-Retour à Ouidah. Avec la concrétisation de la vision du président Patrice Talon dans le domaine de la culture et du patrimoine mémoriel, toutes les communes qui gardent encore les stigmates de cette période de cette histoire seront bientôt des lieux de recueillement de même que de la visite pour les afro descendants. « Ainsi, les âmes de nos Déportés Béninois et Africains reposeront en paix et veilleront sur le Bénin et l’Afrique », a souligné le ministre.
Pour conclure, Jean-Michel Abimbola a fait un appel à un sursaut collectif de fraternité et à une acceptation mutuelle de chacun et de tous, afin que les plaies se pansent et se cicatrisent. Ce sursaut est une mutualisation de nos valeurs et de notre histoire avec nos frères de la diaspora.

Par Julien Tohoundjo

Exposition à l’espace “Café des arts” de Fidjrossè

God expose une dizaine de ses tableaux

Godwin Vlavonou, God (nom d’artiste), artiste plasticien béninois.

L’espace artistique “Café des arts”, situé à Fidjrossè, a accueilli le vernissage d’exposition des œuvres de God, artiste plasticien. La cérémonie d’ouverture a eu lieu, dimanche 23 août 2020, dans la galerie dudit espace.


L’Afrique. C’est autour de ce thème que l’artiste God a exposé ses œuvres dans la salle de galerie “Café des Arts”. Par cette exposition, l’artiste met en valeur l’Afrique et surtout la beauté de la femme ronde. Il aborde des thématiques liées à l’Afrique et son histoire et ce, à travers la femme. « Il y a trop de choses dans la femme qu’on ne peut pas expliquer. A travers l’œuvre Charme Africain, je fais ressortir la rondeur de la femme africaine », a confié God. Selon lui, la femme a plusieurs choses en elle, en particulier la beauté, l’adoration.
La beauté de la femme est délicate et il y a plusieurs aspects de la femme qui attirent l’attention. « Il y a les perles que j’essaie de mettre en valeur. C’est une spécialité qui est propre à la femme africaine. Ainsi, nos femmes doivent se mettre en valeur et ne doivent pas laisser certaines habitudes liées à notre culture », a expliqué l’artiste. L’Afrique a pour but de valoriser la femme et souhaite mettre au-devant de la scène cette culture. Pour cela, 11 œuvres ont été exposées au public. Il s’agit de Afro Patrimoine, Perles, Allaitement, Une seule race, Endurance, Adoration, Femme Africaine, Charme Africain, Passion, Culture Africaine et Afro. Ces œuvres renseignent sur la richesse et le patrimoine africain. Elles ont été réalisées sur trois dimensions : 40 X 50, 30 X 40 et 24 X 30. Pour conserver ses œuvres et leur qualité, l’artiste met une vitre.

La valeur noire

Pour réaliser ses œuvres, l’artiste utilise des couleurs, la technique du graphisme. Sa spécificité repose sur le non usage du visage sur ses toiles. Ce choix est lié à la précision que l’on observe dans ses représentations. De même, la couleur du fond de chaque tableau correspond au message traduit par chaque réalisation. Des représentations qui sont attirantes et même de loin, l’on peut remarquer ce qui s’y trouve. « Je suis attiré par la qualité du travail de l’artiste. Son travail sort de l’ordinaire et est basé sur un monde propre à nos réalités », a précisé André, président directeur du festival de musique “Awobobo”.
Les endurances de la femme, la valeur de la peau noire, les perles sont des aspects sur lesquels l’artiste met de la lumière. Dans ce sens, il interpelle la conscience féminine africaine. « Le thème choisi par l’artiste m’a beaucoup touché dans ce sens où les jeunes s’aliènent Il est important de lutter pour la culture africaine. Là où je suis, je vois ce qui se passe autour avec la ruée des expatriées, nos frères et sœurs qui méprisent les valeurs culturelles africaines», a déclaré Carine Agbanou, directrice fondatrice de l’espace “Café des arts” à Fidjrossè. Elle souligne le sérieux dont fait preuve l’artiste à travers ses œuvres. De son vrai nom Godwin Vlavonou, God est entrepreneur béninois. Il est passionné par le dessin depuis le bas-âge. Ce dernier passe la plupart de son temps libre à dessiner. Il s’inspire des réalités de l’Afrique et particulièrement la femme. Son exposition L’Afrique est ouverte au public pendant un mois.

Par Julien Tohoundjo

Valorisation de la cuture béninoise en France

Festivités et convivialités au rendez-vous de « Wa-Bénin

Déroulement des activités sur les Parvis MK2 Bibliothèque à Paris, France. Crédit photo : Hans Agonglo

Le collectif “Bénin Family” a organisé, dans le cadre de la célébration de la fête nationale du Bénin, la première édition de l’événement “Wa Bénin” à Paris sur les Parvis du Mk2 Bibliothèque.

“Wa Bénin” (Viens au Bénin, en fongbé). Tel est l’événement organisé par le collectif “Bénin Family”. Cet événement célèbre la fête de l’indépendance du Bénin. Cette fête réunie les Béninois de la diaspora et du reste du monde. L’événement a eu lieu, le 1er août 2020, sur les Parvis du Mk2 Bibliothèque à Paris, en France. A travers “Wa Bénin” le collectif souhaite mettre à l’honneur la culture et les talents du Bénin. Un événement qui se veut unique et convivial, grâce à une programmation alléchante. Dégustation de spécialités béninoises, exposition de talents et de photographies « Made in Bénin », musique et danse traditionnelle, défilé de mode ainsi que d’autres activités culturelles. De même, un stand d’informations sur le Bénin est également animé. Ce dernier a pour but de permettre aux visiteurs de découvrir la terre des Minon : les légendaires amazones dahoméennes.
Voyage à travers le Bénin

Des participantes occidentales à l’événement crédit photo : Hans Agonglo

Ces activités ont été organisées lors de ladite journée. Ces animations ont permis de réunir les Béninois vivant en France et d’autres nationalités. Plus de 700 personnes se sont réunies autour de cet événement. « “Wa Bénin” est plus qu’un événement. C’est une expérience immersive au cœur de ce beau pays d’Afrique. Dégustation culinaire, exposition photos et échanges sur les villes béninoises et de la tradition vodou, danse, créations textiles, musique… Tout y est réuni pour enrichir ce moment de partage et donner le goût du voyage », a confié Déborah Terlot-Bryssine, française et chargée de projets culturels. Pour elle “Wa Bénin” participe aux diverses initiatives culturelles soutenant les artistes de la diaspora, dynamique pour entretenir la diversité culturelle.
Il est important de souligner que “Bénin Family” est un collectif social qui rassemble la communauté béninoise à l’échelle internationale. Ce collectif existe depuis 2005 et s’anime sur différents réseaux sociaux : Skyblog, site web, Facebook, Instagram, etc. Le collectif a désormais un forum sur Whatsapp, son Qg de prédilection. Sur ce forum, il y planifie maintes rencontres à visées singulières : mettre sur le devant de la scène la culture et la diaspora béninoise, unifier la grande famille descendante du Dahomey.

Par Julien Tohoundjo

Musique

Babaloké, le nouvel opus de Fada Omonlorun dans les bacs

Fada Omonlorun, artiste chanteur béninois

Fada Omonlorun, artiste chanteur béninois, enrichit son répertoire musical avec un nouveau titre. A travers ce nouveau titre, sorti le 26 juillet 2020, il invite les mélomanes à reconnaître les merveilles de Dieu et ne jamais se décourager dans la vie.

Babaloké (qui veut dire “Dieu du ciel”, en Yoruba). Tel est le nouveau titre de la chanson de Fada Omonlorun. Un morceau dansant avec des notes variées aux rythmes envoûtants. Le style est léger et accessible afin de rester dans l’esprit des mélomanes. De plus, les pulsations ou battements du beat emportent l’auditeur qui bouge la tête sans s’en rendre compte. A travers ce morceau, l’artiste remercie Dieu pour ses grâces et demander son assistance au quotidien. Mais il n’y a pas que la louange, c’est aussi une chanson de joie. « Dans ce titre, je magnifie “Le très haut”, mais c’est une chanson qui peut permettre à ceux qui l’écoute, d’être en bonne humeur, d’avoir la gaieté et la circonspection », confie Fada Omonlorun. Ce morceau, d’une durée de 3 minutes 21 secondes, s’adresse à tout le monde. Il est chanté en langue Yoruba et Fongbé. Au cours de la chanson, le Yoruba couvre entièrement le refrain ainsi que quelques vers dans le texte et le Fon qui vient renforcer le reste du message. « Je chante habituellement dans ces deux langues. Elles touchent un public assez large », souligne le chanteur avant d’ajouter : « De plus, je suis d’origine Fon. J’ai été élevé et bercé dans la culture Nago. C’est pour cela que je fais la musique qui représente mes deux cultures d’origine. » Le morceau est disponible en téléchargement libre sur le site myaddictive.com.

Répertoire de 4 singles

Affiche de promotion du single de Fada Omolorun

Babaloké est le résultat de 5 mois de réflexion. Pour Fada, ce sont des moments de travail qui ont marqué son quotidien. Son précédent morceau Gbadoun, sortie en 2019, transporte dans un univers d’ambiance. Dans le but de rester dans cette même tendance ou aller plus au-delà afin de mettre à l’aise ses fans, l’artiste pense à une nouvelle musique parlante. C’est ce qui lui a permis de lancer Babaloké. De son vrai nom Brice Bocco, Fada Omonlorun est un artiste chanteur béninois né à Savè. Il fait partie des artistes béninois qui font rayonner la scène musicale. Il évolue en solo dans la musique urbaine de style Hip-Hop. Il découvre le monde de la musique lorsqu’il intègre la chorale de son église où il est batteur. Cet atout lui permet de développer sa musicalité et de mûrir, au fil du temps son identité musicale.

En 2015, Fada Omonlorun entre en studio pour sortir son premier morceau intitulé Gbètèmin Midé (Dans quel monde sommes-nous ?). Même si le début n’est pas facile, Fada reste téméraire et passionné du 4ème art. Il revient en 2018 et lance Mon Étoile, en langue française. Ainsi, il enchaîne les opus pour rester présent dans l’arène musicale. En 2019, il lance, sur le site decroubuzz.net, le titre Gbadou qui fut bien accueilli par le public. Les horizons s’élargissent et l’artiste est convié à plusieurs “Shows Cases” et spectacles où sa gestion de la scène est plébiscitée. Même s’il ne se présente pas encore comme une vedette, Fada parcourt son chemin et travaille pour faire plaisir au public.

Par Julien Tohoundjo

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