Atelier de danse contemporaine

Aziz Zoundi outille les danseurs de “Walô” et “Multicorps”

Deuxième journée d’atelier de danse contemporaine animée par Aziz Zoundi, danseur professionnel burkinabé

Aziz Zoundi, danseur professionnel burkinabé, a animé deux ateliers de danse contemporaine dans les centres chorégraphiques de “Walô” à Abomey-Calavi et “Multicorps” à Cotonou. Ces lieux ont abrité, respectivement, ces ateliers, jeudi 8 avril et vendredi 9 avril 2021 avec les danseurs de ces deux centres.

Créer un point de rencontre, de partage entre danseurs et de permettre à chacun de se retrouver, de se découvrir. Tel est le but visé par Aziz Zoundi, danseur professionnel burkinabé, à travers les deux jours d’atelier qu’il a animé. Il a réuni, autour de lui, des danseurs de la Compagnie de danse “Walô” d’Abomey-Calavi et ceux de Multicorps” à Cotonou. « L’atelier que j’ai animé est beaucoup plus dans le sens des techniques de l’imagination, de la création ainsi que des recherches. Ensemble, nous avons effectué ce voyage pour creuser ensemble », a confié le danseur. Selon lui, cet atelier a permis à chacun de se poser des questions par rapport au corps ainsi que ce que chaque personne cherche à travers cette enveloppe de l’esprit.

Pourquoi rester sur place ? Pourquoi ne pas aller vers les autres ? Ce sont ces questions qui ont amené Aziz Zoundi à aller vers les autres. C’est une aventure qu’il a commencée depuis 2019. « Dans cette aventure, je vais à la rencontre des autres danseurs afin de s’expliquer, se conseiller et se donner d’autres ouvertures à travers ce moyen d’expression que nous avons en commun », a-t-il expliqué. Ce sens de partage a été fait dans le cadre de cet atelier où les danseurs ont beaucoup reçu du Burkinabé et, à son retour, il en a reçu également. L’idée est de faire ce partage dans le sens d’engagement et de motivation. « Ce travail avec Aziz a été enrichissant pour moi. Le fait de travailler sur sa physi-qualité, sa manière d’appréhender le mouvement corporel, sa fluidité des messages gestuels et autres techniques nous a beaucoup renforcé. Cet atelier a été une thérapie de relaxation aussi, pour moi. Et son travail, dans le fond, est très pointu », a précisé Arouna Guindo, danseur professionnel béninois.

Rigueur du travail

Déroulement de l’atelier de danse contemporaine avec les danseurs au centre chorégraphique « Multicorps » de Cotonou

« Ces deux jours d’atelier m’ont vraiment fait voyager. J’ai eu l’occasion d’apprendre d’autres techniques et surtout l’improvisation. Et la preuve est qu’un danseur doit travailler tous les jours et de façon rigoureuse afin d’avoir une maîtrise de son corps et surtout de sa capacité d’imaginer », a déclaré Larissa Dossou-Yovo, danseuse professionnelle. La première journée a été marquée par un travail de renforcement par rapport à la capacité de chaque danseur à improviser. Ce qui est une technique que tout danseur doit développer. La deuxième journée a été une occasion pour les participants d’acquérir d’autres techniques en matière de danse professionnelle contemporaine. Il s’agit, entre autres, du travail au sol, la fluidité dans le mouvement corporel et autres techniques ainsi que l’improvisation.

Il faut noter que Aziz Zoundi était de passage au Bénin dans le but de servir de regard extérieur pour la création d’une pièce de danse intitulée Indélébile.  Cette pièce est créée par deux danseurs de la compagnie “Walô” (Lucrèce Atchadé et Doegam Attrokpo). Sa présence a été une occasion pour les autorités de ces deux centres d’organiser cet atelier de deux jours. « L’objectif est de permettre aux danseurs béninois d’élargir leur champ de créativité. Puisque c’est à partir des autres qu’ils peuvent développer leur vocabulaire chorégraphique, leur langage corporel. Sa présence nous a beaucoup apporté et nous sommes rassuré de ce moment de partage. Pour la qualité de ce qui a été transmis, c’est partie de quelque chose d’abstrait, mais au final, s’est construit. L’appui au sol, l’improvisation, le travail au sol », a développé Lucrèce Atchadé, danseuse professionnelle.

Julien Tohoundjo

Cinéma béninois

“Sans Issue”, nouveau chef-d’œuvre de “Lva production”

La grande salle de projection cinématographique de Moon House Palace a accueilli la première projection du nouveau film Sans Issue produit par “Lva production”. La projection a eu lieu, samedi 3 avril 2021, en présence des acteurs et cinéphiles.

Sans Issue. Tel est l’intitulé du film produit par “Lawson Villeneuve Akouété (Lva) production”. Ce long métrage de deux heures est un film produit au Bénin et qui met en lumière des réalités de la vie quotidienne. Devant un écran géant, le public de plus de 50 personnes est resté collé à sa chaise et a suivi, de bout en bout, ce film dans une bonne ambiance. « Au début, ce film nous a donné l’impression que l’on est en face d’un film mandingue, mais c’est par la fin que l’on comprend qu’il s’agit d’une expérience religieuse dont tout le monde peut être victime. Il faut vraiment que ces genres de films circulent au milieu des autres que nous avons l’habitude de suivre. Cela peut permettre aux jeunes de prendre conscience et cesser de mener une vie de dévergondage », a confié Gabriel Sobdjou Kamgni, cinéphile.
Selon lui, le monde d’aujourd’hui laisse à croire, aux gens, qu’il faut faire du n’importe quoi et tout ce qui passe à travers l’esprit. De même, l’on constate qu’il y a de laisser aller, de nos jours. « Le scénario nous permet de tirer beaucoup de leçons pour notre bien dans la vie active et aussi en couple. Il y a des choses qu’on aurait aimé voir autrement, mais puisqu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, je peux dire que tout est bien. Mon souhait est de voir d’autres œuvres aussi que celles-ci », a souligné Caline Hodonou alias Queen Amésuo, actrice. Le côté technique de cette production laisse à désirer. C’est un film qui, selon elle, peut être vu par tout le monde puisque tout est réuni pour créer du beau, du concret.
En effet, Sans Issue est un film qui rend hommage à la marâtre de Lawson Villeneuve Akouété, président directeur général de la maison “Lva production” avec la collaboration de Damien Lawson, producteur-délégué. « Ce film est une inspiration de l’histoire vivante de la femme de mon père. Lorsque j’étais enfant, je l’ai vu prendre par beaucoup de situations et ce pendant plusieurs années. Cela m’a beaucoup touché et j’ai voulu montrer au monde qu’avec Jésus, il y a la paix. Elle a été victime des atrocités de la part de sa meilleure amie. Cette dernière l’a entraîné dans beaucoup de choses, mais lorsque ma marâtre a reçu Christ dans sa vie, elle a commencé par avoir une paix profonde. Malheureusement, elle n’a pas profité de ce moment merveilleux. Elle est décédée, peu de temps après. Je lui ai donné vie à travers ce film et le bonheur qu’elle aurait mérité et vivre, selon moi », a expliqué le producteur. A l’en croire, c’est un film à travers lequel il invite les gens à faire attention à ceux qu’ils considèrent comme amis proches. Le plus important est de rester positif dans la vie et toujours prendre les choses du bon côté.

Première production

28 acteurs, excepté les techniciens, ont permis la réalisation de ce film. Il s’agit, dans Sans Issue, d’un couple (Judy et Rose) qui n’a pas d’enfants, après 10 ans de mariage. Malgré les traitements avec la médecine moderne et traditionnelle, la satisfaction n’est toujours pas trouvée. Malgré les insultes, les menaces et les mauvais traitements que lui inflige sa belle-mère, Rose n’a pas baissé les bras. Elle reçoit, au quotidien, le soutien de son mari. Ce couple fait face à une grande tempête dont la meilleure amie de Rose est à la base. Comment est-ce que cette dernière a pu être neutralisée ? Peut-on toujours se fier à l’image que les autres reflètent sur nous ? La réponse à ces questions et autres leçons possibles sont dans ce film. Ces acteurs principaux ont été portés par Dawousra Agbé (Judy) et Yolande Sego (Rose). « Les acteurs sont à encourager parce que, pour la plupart d’entre eux, c’est leur première expérience. Et ils ont su garder le cap et habiller leur personnage. Le cinéma a besoin des gens comme Villeneuve Lawson Akouété. C’est une personne qui a la passion du cinéma », a fait remarquer Belmadi Oba, acteur cinéaste béninois.
Par ailleurs, “Moon House Palace” (le palais de la lune, en français) est un espace construit par “Lva production” dans le cadre de plusieurs activités. Cet espace abrite deux salles pouvant contenir de 50 à 200 personnes pour des conférences et de projection cinématographique. Après cette première projection, notre souhait est de continuer avec d’autres programmes de projection en salle ou sur des écrans de télé tant aux plans national qu’international.

Julien Tohoundjo

1ère édition du “Festival des Arts de la Jeunesse”

Candidature ouverte aux adolescents de 8 à 16 ans.

Pour promouvoir le talent artistique chez les plus jeunes, l’Association “Omonlola”, avec à sa tête Carlotta Houédikin, acteur culturel, a initié le “Festival des Arts de la Jeunesse”. Cet événement est, avant tout, un concours de révélation dont l’appel à candidature est ouverte à un public jeune.

Dessin et peinture, slam ou poésie. Ce sont ces disciplines à travers lesquelles le “Festival des Arts de la Jeunesse” souhaite promouvoir et révéler le talent artistique chez le jeune public. A cet effet, des concours seront organisés dans ces disciplines citées ci-dessus. Cette compétition va être faite autour du thème de l’édition : « Regard sur les violences faites aux enfants ». Pour participer à ce concours, les intéressés vont réaliser une œuvre de leur choix dans l’une des disciplines et soumettre leur candidature. Ces œuvres feront objet d’une présélection pour le déroulement dudit festival et ce, en commun accord avec des établissements scolaires de Cotonou.
Le “Festival des Arts de la Jeunesse” est une rencontre qui va se dérouler en six phases. La première est la prise de contact avec les établissements concernés pour le dépôt des candidatures. La présélection des candidats sera faite avec un jury composé de trois membres dont deux spécialistes.

La troisième phase sera marquée par une formation des candidats présélectionnés. Cet atelier de formation va être faite en dessin, peinture, poésie et slam afin de mieux outiller les candidats présélectionnés. Ces derniers pourront réaliser des œuvres finales et qui feront objet du concours. Sortie-découverte, lecture à ciel ouvert, soirée de récompense et exposition des œuvres sont les autres activités qui seront organisées dans ce cadre. Pour cette exposition, les textes et les œuvres visuels seront exposés au grand public.
Il faut noter que les activités entrant dans le cadre de cette première édition, se dérouleront du 22 au 24 mai 2021 à Cotonou.

Julien Tohoundjo

Cinéma et théâtre

Nathalie Hounvo Yekpe et Florisse Adjanohoun, deux figures pour la relève

Bidossessi Nathalie Hounvo Yekpe et Florisse Adjanohoun, deux comédiennes béninoises étaient face au public de l’espace culturel “Le Centre” pour un rendez-vous d’échange et de partage. Cette rencontre a eu lieu, mercredi 31 mars 2021, dans les locaux dudit espace, en présence des acteurs du cinéma et du théâtre, de même que les amoureux de cet art.

Bidossessi Nathalie Hounvo Yekpe et Florisse Adjanohoun sont deux figures de la scène béninoise. Ces deux énergies, sur scène, arrivent à impacter le public ou leur milieu à travers leur professionnalisme. Elles impactent le public à travers leur personnage au cinéma ou même sur scène, au théâtre. Du côté de chacune d’elles, les premiers pas dans ce milieu artistique furent difficiles. « En 1984, le jour où j’ai dit à mon père que je vais faire du théâtre, c’était comme un ouragan. Il m’a dit que le théâtre n’est pas du métier, un métier noble. Ce métier n’est pas fait pour les enfants bien éduqués comme toi. Et comme nous sommes en train de discuter ce que j’allais être demain, toutes mes propositions ont été vaines. Son souhait est que je sois médecin ou pharmacienne », a confié Florisse Adjanohoun. Après son baccalauréat, la comédienne a commencé ses premiers pas sur la scène à l’église. Elle a commencé par la déclamation des poèmes qu’elle rédigeait à partir des “Psaumes” ou “Cantiques des Cantiques”. Dans cette aventure, Florisse a été fascinée par la voix des choristes. Elle a donc intégré la chorale pour faire de la musique gospel. « Lorsque j’ai intégré la chorale et en faisant du gospel, j’ai senti une rivalité entre le théâtre et la musique du gospel. Mais je me laissais aller dans la direction où la vie m’emporte », a précisé Florisse Adjanohoun. Mais avec le temps, elle a fini par retrouver sa passion dans le théâtre.

Destin croisé

Sa détermination pour ce domaine fait d’elle aujourd’hui, une figure emblématique du théâtre et du cinéma au Bénin et à l’international. C’est cette même détermination qui a amené Bidossessi Nathalie Hounvo Yekpe a opté pour ce domaine artistique même si le début n’a pas été facile. « Lorsque j’étais au collège, j’avais des préjugés par rapport aux comédiens parce que les comédiens que je connaissais au collège n’ont souvent pas la moyenne en classe. J’avais cette idée dans la tête. Donc mon souhait n’est pas d’être comédienne. Mais j’avais envie de m’exprimer, j’étais très timide aussi. J’ai donc intégré un club de mannequina et c’est là mes débuts », a expliqué Bidossessi Nathalie. Pour elle, la passion y était depuis le début, mais le choix n’a pas été facile. Mais avec le temps, elle a su trouver son chemin et, de nos jours, elle est une figure marquante de la scène béninoise et à l’international.
La première rencontre des deux actrices s’est faite en 2004 où Nathalie Hounvo Yekpe a découvert le talent de Florisse Adjanohoun sur scène. C’était dans le cadre du Festival International du Théâtre du Bénin (Fitheb). Et depuis ce temps, les deux sont souvent ensemble sur la scène et dans la vie active, les deux âmes se côtoient. Elles travaillent afin d’assurer la relève et leur souhait est de travailler avec les jeunes qui ont le désir et la volonté de travailler. Même si la jeune génération ne travaille plus vraiment, leur souhait est qu’il y ait une prise de conscience afin que la relève soit assurée. Lors de cette rencontre, plusieurs autres sujets ont été abordés avec les comédiennes. Dans une bonne ambiance, la rencontre s’est déroulée et elle fut enrichissante pour les uns et les autres. De même, le public a eu le privilège de suivre des séquences cinématographiques où chacune des comédiennes a habillé un personnage. Elles ont, chacune, reçu plusieurs prix aux plans national et international. Ces deux énergies sur scène ont émerveillé plus d’un et les témoignages sont nombreux.

Julien Tohoundjo

8ème édition des Trophées “Femme de Feu”

Rachelle Agbossou reçoit les mérites dans la catégorie “Femme de l’art”

Rachelle Agbossou, directrice de la Compagnie de danse “Walô” et du Centre Chorégraphique “Walô Dance Center” d’Abomey-Calavi, Photo: Kolawolé Atcho

Carina Bertin, directrice du groupe “Publicime” et promotrice des “Trophées Femme de Feu”, a initié un trophée de reconnaissance et de distinction des femmes de domaines de professions variés et qui travaillent pour impacter leur communauté. Au cours de la soirée de distinction, Rachelle Agbossou, directrice de la Compagnie de danse “Walô” et du Centre Chorégraphique “Walô Dance Center” d’Abomey-Calavi, a reçu les mérites de “Femme de l’art”.

Les “Trophées Femmes de Feu”. Tel est l’intitulé de l’événement de distinction des femmes dans des domaines différents. Le but de cette initiative est de distinguer les femmes qui ont impacté leur domaine d’une manière ou d’une autre. Des distinctions dans huit catégories différentes ont été données. Au cours d’une soirée organisée le samedi 27 mars 2021, dans la salle bleue du “Palais des Congrès” de Cotonou, les femmes concernées ont reçu leur prix. Parmi elle figure Rachelle Agbossou, directrice de la Compagnie de danse “Walô” et du Centre Chorégraphique “Walô Dance Center” d’Abomey-Calavi.
« J’ai été surprise lorsque j’ai reçu le message de Carina Bertin m’annonçant que j’ai été distinguée pour recevoir le trophée “Femme de Feu”. J’ai été honorée aussi de la visite de Carina, en personne, et son équipe lors d’une de mes séances de travail. Ce jour-là, je faisais de la danse traditionnelle avec un public mixte de plusieurs nationalités : Béninoise, Anglaise, Française, Espagnole, etc. La directrice était étonnée de la qualité de la transmission et la capacité d’assimilation des personnes qui ne sont pas ancrées dans la danse ou le rythme traditionnel », a confié Rachelle Agbossou. Ce trophée est une preuve que ces travaux ont un impact sur la société. Pendant cette soirée, les femmes nominées ont eu le privilège de raconter leur parcours et partager leurs expériences avec le public. « L’histoire des autres femmes qui ont reçu le trophée m’a beaucoup touché. Ce sont des personnes très engagées dans ce qu’elles font », a précisé Rachelle.

Carina Bertin et les 8 femmes distinguées par les « Trophées Femme de Feu » Photo:Kolawolé Atcho

Il faut noter que ces trophées ont été décernés à des femmes dans des catégories différentes : “Femme de l’art”, “Femme de cœur”, “Femme leader de demain”, “Femme de médias”, “Femme de sport”, “Femme entrepreneure”, etc. 
En effet, faire de la danse un outil de communication, de développement, de sensibilisation, d’autonomisation, de leadership de la femme, de la fille, de la jeunesse, et un moyen de transmission des valeurs culturelles du Bénin au monde, est l’objectif que poursuit Rachelle Agbossou, à travers sa profession. Elle fait ses preuves à la tête de la Compagnie de danse professionnelle “Walô” qu’elle a initié. Les regards sont désormais tournés vers la prochaine édition de cet événement qui est organisé tous les deux ans.

Julien Tohoundjo

Soirée gala “ Odjô Ifè”

Lumière sur les panégyriques et leur importance

Pascaline Adanzounon, femme des médias et initiatrice de la soirée de gala “Odjô Ifè”

Pascaline Adanzounon, femme des médias, a organisé la 2ème édition de son événement de gala “ Odjô Ifè” qui met en lumière les panégyriques et leur place dans une famille, dans un couple. Ladite soirée a eu lieu, samedi 27 mars 2021, dans la grande salle de l’espace “Les Roses de la Fleur” à Fidjrossè Houénoussou.

« Ce soir, nous parlons des panégyriques. Et ce soir, je suis heureuse d’être entourée des personnes qui s’intéressent vraiment au bien-être de la famille. Pour cette édition, nous n’avons pas voulu rester uniquement à Abomey, mais plutôt les panégyriques claniques de ceux qui viennent d’Adja-Ouèrè, Sakété, Pobè, Ifangni et Kétou », a confié Pascaline Adanzounon, femme des médias et initiatrice du gala “Odjô Ifè”. Cette soirée de gala est une occasion pour célébrer la culture béninoise à travers les panégyriques. C’est une soirée qui a permis aussi de reconnaître les mérites et le travail de Marcel Kpoho, Artiste plasticien béninois, et de Sabine Courte, directrice artistique de l’artiste. Ce dernier recycle les pneus usés pour faire des masques. Et en parlant des masques, c’est une marque qui est beaucoup plus du plateau et surtout le culte Guèlèdè. Pour l’organisation de cette soirée, le thème choisi est : « Ensemble, valorisons les panégyriques claniques du plateau ».
« Les panégyriques permettent de créer les conditions d’épanouissement de la famille, du couple et surtout lors des moments de crises. L’utilisation des panégyriques peut aider à apaiser les tensions et anticiper afin d’éviter les crises. Ils ont une capacité extraordinaire de calmer une personne qui est en colère, d’adoucir les mœurs », a précisé Fulgence Ahouangonou, coach en management familial. Dans un moment de crise, il est important, selon lui, de citer, même le peu, le panégyrique de son partenaire. C’est un geste assez banal, mais qui est source d’une paix et d’harmonie en famille. « Ces panégyriques ont des vertus pour calmer une personne en colère. C’est un moyen pour amener son compagnon à accéder la demande de l’autre qu’il a refusée il y a un court instant. Je pense que dans les milieux académiques, il serait important d’apprendre ces panégyriques aux gens pour que cela soit la meilleure arme pour calmer, créer les conditions d’épanouissement et de connexion entre individus », a-t-il expliqué. Il est important de savoir que ces louanges contiennent aussi des interdits en termes d’alimentation. Et celui qui maîtrise une telle chose peut éviter les petits problèmes de la vie.

Danse traditionnelle lors de la soirée Odjô Ifè présentée par la troupe « Les Archanges »


« Parlant des panégyriques, selon moi, c’est une identité propre à chaque famille, région ou ethnie. C’est beaucoup plus une expression qui adoucit les mœurs et dissipe la colère d’une personne et même d’un enfant », a fait remarquer Marcel Kpoho, artiste plasticien et sculpteur béninois. Selon lui, c’est une identité, une marque qui peut être une source d’inspiration dans les créations artistiques. « Je pense que cette soirée de gala est une belle initiative qui promeut la culture béninoise et lorsqu’on parle des panégyriques claniques, cela est notre propre identité. Beaucoup ignorent que nous avons, chez nous, des chansons qui valorisent chaque famille et le fait de les promouvoir est une bonne chose », a fait remarquer Sèna Léa Glago, participante de la soirée. Pour elle, cette soirée est une occasion pour elle de constater que chaque région du pays a ses panégyriques. « C’est une organisation qui va permettre la transmission de ces savoirs de génération en génération. Ces chansons sont une marque d’identité comme les scarifications. L’essentiel est de connaître son panégyrique et c’est l’espoir que nous donne cette soirée “Odjo Ifè” », a ajouté la participante.
Cette soirée a été un moment festif avec des spectacles de musique et de danses surtout la danse des masques Guèlèdè avec la troupe “Les Archanges du Bénin”. De même, l’orchestre Abjac Gsg a aussi égayé le public avec la musique moderne. Les yeux sont donc tournés vers la prochaine édition pour célébrer et valoriser les panégyriques.

Julien Tohoundjo

“Visa For Music” 2021

Appel à candidatures ouvert aux acteurs concernés

Pour la 8ème édition de son événement, “Visa For Music” lance un appel à candidatures à l’endroit des artistes ou les acteurs de l’industrie musicale. Cette édition va se dérouler du 17 au 20 novembre 2021 à Rabat, au Maroc.

Promouvoir les talents musicaux au plan international. Offrir une visibilité aux acteurs de la scène musicale au plan international. Ainsi se résume le but visé par l’événement “Visa For Music”. Cette rencontre est une occasion pour les talents de ce secteur de se faire remarquer sur la scène internationale. Pour le compte de la 8ème édition dudit événement, un appel à candidatures est lancé à l’endroit des acteurs d’Afrique et du Moyen-Orient.
En vue de la crise que traverse le monde et son impact sur les scènes de musique, “Visa For Music” souhaite offrir une expérience innovante. Dans ce sillage, il y aura des concerts live et des sessions digitales qui vont être organisés. En effet, une trentaine d’artistes/groupes d’Afrique et du Moyen-Orient vont être sélectionnés pour participer à l’édition. Cette sélection sera faite par un jury composé de personnalités de la culture et du monde de la musique. Pour participer, les artistes intéressés peuvent remplir le formulaire de candidature en ligne sur le site web de “Visa For Music”.
De même, il faut être un artiste ou un groupe professionnel ayant au moins un an d’activité et d’expérience sur scène. Il faut avoir plus de 18 ans. Cet appel à candidatures est adressé aux artistes et groupes, de tous les styles musicaux, valorisant les musiques du Maroc, de l’Afrique, du Moyen-Orient et du monde. Par ailleurs, toutes les candidatures doivent être basées sur des performances live et de la musique originale.
Pour postuler, les candidats doivent remplir le formulaire de candidature en ligne. Il faut noter que l’appel à candidatures est ouvert à tous les artistes, y compris ceux qui s’étaient déjà portés candidats aux éditions précédentes et qui n’ont pas eu la chance d’être sélectionnés. La date limite de soumission des candidatures est fixée au 15 Avril 2021.

Rendez-vous d’échange

“Visa For Music” est une manifestation qui réunit les acteurs de l’industrie musicale marocaine et internationale. C’est un showcase pour faire rayonner les musiciens et la création artistique du continent. Autour de cet événement, il est aussi prévu des conférences, des speed-meetings, des ateliers et des formations pour multiplier les rencontres et ouvrir le champ des possibles. Cet événement se déroule chaque année pendant quatre jours à Rabat (Ville Lumière et Capitale Marocaine de la Culture). Pendant cette période, la ville vit au rythme de la musique. La 6ème édition du festival a connu la participation du groupe de musique béninois “Les Teriba”, accompagné de Aristide Agondanou, ambassadeur de l’événement au Bénin.

Julien Tohoundjo

Art contemporain

Marcel Kpoho ou une solution pour les problèmes environnementaux

Marcel Kpoho, artiste plasticien béninois

Marcel Kpoho, artiste plasticien béninois, a ouvert les portes de son atelier afin de permettre au public béninois de découvrir ses réalisations en peinture et sculpture. Cette journée porte ouverte a eu lieu, du vendredi 19 au dimanche 21 mars 2021, dans les locaux de la résidence de l’artiste à Akpakpa.

Vingt-et-une œuvre de peintures et de dessins. Douze œuvres de sculptures. Ce sont ces œuvres que Marcel Kpoho, artiste plasticien béninois a exposées dans ses locaux. Une salle de dimension considérable et qui permet au visiteur de circuler pour visiter les œuvres. La luminosité de la salle permet aussi d’observer des œuvres à distance, assis ou debout, selon le choix du visiteur. « Je me réjouis de venir visiter les œuvres de Marcel. J’ai eu le privilège de voir ses œuvres en pneus, les masques. Ces œuvres sont expressives et me parlent, m’interpellent et me questionnent. Et le travail de cette matière est un problème environnemental que l’artiste règle. C’est une matière qui est dure et sur laquelle l’artiste travaille avec subtilité et des détails ainsi que des ornements », a confié Adeline Audry, amoureuse de l’art.
Comme elle, Charly d’Almeida, artiste plasticien béninois, trouve intéressantes les œuvres réalisées par Marcel Kpoho sur les pneus. « Ce qui m’intéresse chez lui est déjà la recherche de la matière de base qu’est le pneu. C’est une matière très difficile à travailler. Je n’ai jamais travaillé les pneus, mais j’ai déjà eu le privilège de les couper et à les mettre dans mes œuvres. Du coup, je sais ce que cela représente. C’est un travail difficile et je pense que cet artiste est à encourager », a-t-il fait remarquer. Selon Charly, le travail avec les pneus est profond et il invite Marcel à développer de plus en plus cette technique. « Ce travail approfondi va lui permettre de trouver son style et être cet artiste engagé dans le recyclage. Je souhaite vraiment qu’il excelle afin de dépasser ce qu’il fait actuellement et d’aller au-delà », a conseillé Charly d’Almeida.

Visite de découverte…

Visite guidée dans les locaux de Marcel Kpoho à Akpakpa, Cotonou

Cette visite a été aussi une occasion de découverte et de contemplation des œuvres de l’artiste chez les visiteurs. « J’ai aussi découvert sa peinture que je ne connaissais pas. Alors, je suis face à des tableaux qui me projettent des couleurs bleues agréables aux yeux, bien reposant avec des silhouettes qui me questionnent vraiment. Il y a aussi des traits symboliques tels que les triangles, un symbole de la trinité », a précisé Adeline Aubry. Cette visite a également permis à Germain Lanha, artiste photographe, de découvrir de nouvelles œuvres réalisées par l’artiste. Suite à sa visite, il repart avec un message porteur d’avenir : « il faut continuer à travailler même si personne ne te tend la main. Il faut se contenter des moyens que l’on a afin de continuer à travailler dans la vie ».
Il est important de comprendre que l’artiste, quelque fois solitaire, a créé un style à lui. Sa marque de fabrique est le dessin à base des triangles. Ces derniers représentent, pour lui, la trinité, c’est-à-dire le corps, l’âme et l’esprit. L’artiste nomme ce concept « Le réalisme trilogique ». De plus, il est soucieux des enjeux environnementaux. Ainsi, il s’est lancé dans le recyclage des pneus et chaque pneu coupé permet de réduire le taux de paludisme et de lutter contre la dégradation de l’environnement.

Julien Tohoundjo

Destination Bénin

Refuge du 3ème mur graffé le plus long au monde

Après ceux des Emirats Arabe Unis (Dubaï) et du Brésil, le Bénin est le troisième pays qui dispose du mur de graffiti le plus long au monde, le plus long d’Afrique. Ce mur se situe en plein cœur de la ville de Cotonou, capitale économique du pays.

“Le mur du patrimoine” du Bénin occupe 2000 mètres carrés de surface et s’étend sur une longueur de 940 mètres. Il a pour support le mur de la défunte Organisation Commune Bénin-Niger (Ocbn). Ce mur est situé dans le quartier Dota, dans le 5ème arrondissement de Cotonou, en quittant le carrefour Zongo et menant au pont Konrad Adenauer. Il est la nouvelle attraction culturelle et touristique au cœur de Cotonou. Ce mur fait du Bénin le premier pays d’Afrique disposant du mur graffé le plus long et le troisième au monde. Cette richesse culturelle contribue à la transformation du visage de la ville par le biais du festival “Effet Graff”. C’est un festival d’art urbain d’Afrique francophone initié par le Laurenson Djihouessi, artiste graffeur béninois, en 2013, sous l’égide de l’Association Sèna Street Art (Assart). La septième édition de cet événement a connu la participation de 24 artistes plasticiens (graffeurs) béninois, togolais, burkinabè, français, finlandais et sénégalais. Ces hommes et femmes ont, du 12 au 21 février 2021, contribué à la décoration du mur en graffitis.
Pour mémoire, le Graffiti est un art visuel qui se matérialise par une inscription exécutée sur une surface. On en retrouve, remontant à plusieurs siècles avant notre ère, de la simple marque de griffure à des représentations plus élaborées, en passant par des textes, parfois difficiles à déchiffrer. Le thème abordé par les artistes lors de cette édition est : Le Bénin : Patrimoine et potentiels. L’objectif de cette édition est de conter l’histoire des peuples du Bénin et de tous les éléments qui font la spécificité de sa culture, sa tradition et la valorisation de certaines icones béninoises. On peut donc y trouver des illustrations du Roi Béhanzin, la récade, la Porte du retour, les Egungun, l’homme-orchestre Sagbohan Danialou, la diva Angélique Kidjo. De vibrants hommages aux amazones, la reine effacée Tassi Hangbé, les masques Guèlèdè. De même qu’un hommage au général Mathieu Kérékou et à la mémoire Marcelline Aboh, comédienne béninoise.

Travail artistique remarquable

Visite du ministre Oswald Homeky sur le site abritant le mur graffé


Le projet du  » mur du patrimoine » connaît désormais l’adhésion des autorités à divers niveaux du pays. Ainsi, Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a effectué une visite sur les lieux pour féliciter les festivaliers et apporter le soutien institutionnel et financier du Gouvernement du Bénin. Suite à sa visite, Oswald Homeky, ministre des sports, s’est aussi rendu sur le site, pour apporter son soutien personnel au projet. La présence de ces deux autorités aux côtés des festivaliers est une preuve que les initiateurs ont fait un travail artistique remarquable. Leur travail participe à la révélation des talents des graffeurs et l’esthétique de la ville de Cotonou. “Effet Graff fait du mur de l’ex Ocbn un musée à ciel ouvert.

Julien Tohoundjo

Célébration de la Jif

Entreprenariat féminin au cœur des débats


La délégation de l’Union européenne au Bénin a organisé une conférence-débat consarée à l’entrepreneuriat pour un public composé d’étudiants et aspirant, surtout la gent féminine. Ladite conférence a eu lieu, lundi 8 mars 2021, dans la grande salle de projection cinématographique de “Canal Olympia”.

« La promotion de l’égalité des sexes et de l’égalité des chances est une priorité pour l’Union européenne (Ue). Comme pour les autres valeurs fondamentales soutenues par l’Ue, nous les prônons autant au sein de nos propres Etats membres que dans nos pays partenaires », a confié Sylvia Hartleif, ambassadeur et cheffe de la délégation de l’Union européenne au Bénin. En effet, l’objectif de ladite délégation est de permettre à chacun d’avoir le même pouvoir de façonner la société et sa propre vie. Il est important, pour l’atteinte de cet objectif, de valoriser la femme et de reconnaître la place de la femme dans la société. Un constat fait au Bénin montre que, de nos jours, 20% des ministres du gouvernement sont des femmes et 8,4% des députés. De plus, au niveau local, la situation, selon la cheffe de l’Ue, la situation est encore moins reluisante : il n’y a que 4% de femmes parmi les élus locaux. « Il y a quand même quelques signes positifs, par exemple, le fait qu’à l’avenir, 24 sièges de députés seront d’office réservés pour les femmes. Mais c’est un vrai combat que doivent mener les femmes pour pouvoir s’imposer en politique », a précisé l’ambassadeur avant d’ajouter : « Le leadership féminin, c’est aussi au niveau économique qu’il doit pouvoir s’exercer. Sans autosuffisance économique, les femmes sont trop souvent victimes d’abus, de violences, de harcèlements et d’isolement ».

Education des filles…

Sylvia Hartleif, ambassadeur et cheffe de la délégation de l’Union européenne au Bénin


Pour remédier à ce problème, l’idéal est de permettre aux femmes et aux filles d’avoir accès à l’éducation. Cette base va leur permettre d’apprendre à se considérer comme de futurs moteurs de changement. Sylvia Hartleif a fait remarquer que la sensibilisation des jeunes filles aux droits sexuels et reproductif doit faire partie intégrante des programmes scolaires. Cette éducation va permettre aux femmes de prendre leur vie et leur destin en main. « Aujourd’hui, peu de femmes occupent des postes de décision dans le milieu professionnel. Et trop de femmes travaillent encore dans les domaines traditionnels que sont la santé et l’éducation. Il est essentiel d’introduire les femmes à des métiers techniques et porteurs, non seulement pour les femmes elles-mêmes, amis pour une croissance durable pour tous. Il faut leur donner l’opportunité de devenir des entrepreneures et de travailler à leur propre compte.
Dans ce sillage, quatre femmes entrepreneures béninoises ont été mises en valeur lors de cette célébration. Il s’agit des femmes inspirantes, actives dans des domaines d’activité comme la mode, l’agroalimentaire, le numérique et l’énergie. Cette conférence-débat a regroupé Bertille Guèdègbé (promotrice des jus “Tillou”), Ismène Ahamidé (fondatrice de la société “Ismast Energy Sarl”), Doria Rey (directrice exécutive de “Go Médical” et fondatrice de la société “Service Plus”) et Sarah Codjo (fondatrice de la marque “Perlicious). Lors de cette soirée, ces femmes ont eu le privilège d’échanger avec le public. Expériences, parcours et autres réalités rencontrées sont des sujets abordés. Elles ont su, dans leur intervention, rassurer les jeunes du bon sens de l’entrepreneuriat. Dans la même occasion, les danseurs du centre chorégraphique “Multicorps” se sont exprimés à travers des gestes corporels.

Julien Tohoundjo

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